Assistant(e) maternel(le), crèche, famille... à qui les parents confient-ils le plus leurs bébés ?

BUDGET
DirectLCI
STATISTIQUES - Dans l'idéal, 31% des familles souhaitent inscrire leur bébé de moins d'un an à la crèche. Dans la pratique, seules 18% y trouvent une place. Les autres s'en occupent elles-mêmes ou les confient à une nounou, quand ce n'est pas aux grands-parents. On fait le point sur les différents modes de garde vraiment utilisés par les parents.

La France compte 785.000 naissances par an. Mais par qui faire garder tous ces bébés ? Dans l'idéal, un tiers des familles (31%) souhaitent confier leur enfant à une crèche. Un quart (25%) veulent bien s'en occuper elles-mêmes. Un peu moins (22%) préféreraient recourir aux services d'un(e) assistant(e) maternel(le). Une minorité d'entre elles (3%) expriment le choix de le faire garder par un membre de la famille ou un ami. L'idée d'employer une garde à domicile est tout aussi marginale (2%). Tandis que, pour un petit quart (24%), les choses semblent encore trop floues, dans les premiers mois, pour exprimer une préférence particulière. 


Ces chiffres sont issus du Baromètre d'accueil du jeune enfant 2017, publié en juin 2018 par la Caisse nationale des allocations familiales, et mené sur des familles ayant des enfants âgés de six mois à un an. Mais entre les souhaits et la réalité, il y a parfois quelques désillusions, liées surtout au manque de places en crèche. Seuls 41% des parents souhaitant y inscrire leurs bébés ont effectivement pu le faire, alors que 74% de ceux cherchant un(e) assistant(e) maternel(le) ont réussi à en trouver une. Il n'empêche qu'au total, 79%  des familles ont bien pu avoir accès au mode d'accueil qu'elles envisageaient au départ. Ainsi, dans les faits, les familles se sont retrouvées avec les solutions suivantes pour leur enfant âgé de 6 à 12 mois (certaines utilisent plusieurs modes de garde) : 


• 54% se chargent elles-mêmes de garder leur enfant 

C'est surtout le cas quand au moins l'un des parents est sans emploi, dans les familles qui disposent d'un revenu mensuel net de moins de 2000 euros par mois ainsi que dans les familles nombreuses avec trois enfants ou plus.


 • 29% le confient à des assistant(e)s maternel(le)s

Cette solution est plus utilisée par les familles actives, celles percevant plus de 3000 euros nets de revenus par mois ainsi que celles habitant dans des petites communes de moins de 10.000 habitants. 


• 18% le confient à des crèches

Il s'agit surtout des familles actives et de celles disposant de plus de 4000 euros nets par mois.  


• 6% les confient à un membre de la famille ou à un ami 


• 2% le confient à une garde d'enfant à domicile

En vidéo

Garde d'enfants : combien ça coûte ?

4,4% des congés parentaux sont pris par les pères

A quelle cadence les familles confient-elles leurs bébés ? Celles qui ont recours à un mode de garde payant l'utilisent en moyenne quatre jours par semaine, soit 33 heures. Les horaires classiques de bureau sont les plus répandus : 60% des parents utilisent la plage 8h/18h. Toutefois, 40% y ont recours régulièrement avant 8h et/ou après 18h. La proximité est quant à elle privilégiée : le trajet vers le mode d'accueil dure en moyenne un peu moins de dix minutes et, pour 44% des familles, il est même de moins de cinq minutes. 


Sur l'ensemble des 2,3 millions d'enfants de moins de trois ans, précise l'Observatoire national de la petite enfance publié en janvier 2018 et portant sur l'année 2016, l'accueil proposé par les assistant(e)s maternel(le)s reste prépondérant : 1,07 million de parents employeurs ont eu recours aux services de 328.000 d'entre elles. L'école maternelle, qui ouvre ses portes dès deux ans, a pour sa part accueilli 96.600 enfants, soit 11,9% de cet âge. Les grands-parents gardent à temps plein 3% des petits de moins de trois ans. Ils sont sinon souvent sollicités en dépannage, pour les vacances/week-ends ou encore en complément d'un autre mode de garde. Enfin, 410.800 familles ont bénéficié d'un complément d'activité (la Prestation partagée d'éducation de l'enfant -Prepare- par exemple) permettant de cesser ou de réduire leur activité professionnelle tout en compensant en partie la perte de revenus. Seulement 4,4% des bénéficiaires ont été des pères.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter