Assurances obsèques : cotisation, capital décès, délai... 60 millions de consommateurs dénonce les dérives

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DERIVES - Les assurances obsèques sont montrées du doigt par 60 millions de consommateurs. Le capital décès qui revient aux proches est inférieur au total des cotisations versées.

A moins de mourir très vite, souscrire une assurance obsèques est souvent un gouffre financier. Pourtant, 4 millions de Français détiennent ce type de contrat, rappelle 60 millions de consommateurs, qui a mené une étude comparative sur huit contrats proposés par les poids lourds du secteur (Macif, Malakoff Médéric, Crédit mutuel Assurances, Aviva, Crédit Agricole, La Banque Postale, Groupama, Mutac) et dévoilée ce jeudi 13 octobre 2016.


Contactée par LCI, la Fédération française des sociétés d'assurance a précisé qu'elle se penchait sur le sujet sans avoir encore d'éléments de réponses à donner. Voici d'ores et déjà les principaux griefs déveleppés par l'association dans son numéro hors-série dédié aux pièges en matière d'héritage et de succession. 

En moyenne, pour 4815 euros versés par le souscripteur (signant son contrat à 62 ans), le capital décès versés aux proches ne sera, 23 ans plus tard (s'il meurt à 85 ans), que de 3838 euros, selon les calculs de 60 millions de consommateurs. Pire, plus le temps passe et plus les pertes sont importantes car "quel que soit la somme investie et la durée de cotisation, le capital versé au bénéficiaire n'augmentera jamais", explique l'association. Alors que dans le même temps, pendant toute la durée du contrat, des frais sont prélevés par les assureurs.

Au moment du décès, la prestation censée soulager les proches sur le plan financier et matériel peut faire défaut. Non seulement, "pour obtenir le déblocage des fonds, c’est souvent le parcours du combattant", avec des délais atteignant parfois un an, selon certains témoignages laissés sur les forums par les familles des défunts.


Mais aussi "les proches peuvent découvrir que la somme versée ne sera pas suffisante pour couvrir les frais funéraires", dénonce encore l'association. Les assureurs ont aussi tendance à multiplier les demandes de justificatifs. Certaines compagnies vont même jusqu'à demander un certificat médical sur la cause du décès alors que le corps médical considère que cette information est soumise au secret professionnel.

Mis à part le volet assistance de ces assurances décès qui peuvent présenter un réel intéret (rapatriement du corps, transport du défunt, consiel dans les démarches), l'association de consommateurs estime qu'il vaut mieux se tourner vers d'autres contrats. Pour les aspects financiers,  l'assurance-vie, la donation ou l'assurance décès sont ainsi présentés comme des options à considérer. 

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