Budget : au collège, au lycée... combien coûte la rentrée scolaire ?

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RENTRÉE - L’enquête annuelle publiée vendredi 16 août par la Confédération syndicale des familles (CSF) évalue le coût de la rentrée scolaire pour les familles. Des dépenses qui varient en fonction du niveau scolaire de l’enfant, mais aussi selon les territoires.

La rentrée fait mal au porte-monnaie. La Confédération syndicale des familles (CSF) a publié vendredi 16 août son enquête annuelle évaluant le coût de la scolarité des enfants pour les familles. Se basant sur les achats de 114 familles vivant dans 24 départements, ce rapport dresse plusieurs constats : d’abord que les dépenses fluctuent selon le niveau scolaire, mais aussi qu’elles dépendent du territoire. Plus globalement, le coût de la rentrée 2019 est en stagnation, enregistrant une légère hausse de 0,17 % par rapport à l’année dernière.

Des disparités en fonction du niveau...

L’enquête démontre que le budget alloué à la rentrée scolaire augmente avec l’âge des enfants. Et que la différence se fait sentir dès l’entrée au collège. En 2019, la rentrée coûtera également plus cher pour les collégiens, alors que le coût au niveau collège avait baissé entre 2017 et 2018. Une hausse de 5,5 % pour l’entrée en 6e (361 euros de budget) et même de 7 % pour la 4e. Cette augmentation, les parents l’expliquent. Elle serait due en effet à l’investissement dans l’équipement sportif de leurs enfants, ces derniers grandissant beaucoup à cet âge-là. 

S’agissant des lycéens, le prix de leurs fournitures baisse cette année. Il chute de 3,6 % en seconde générale (389 euros) en seconde et de 1,6 % en seconde Bac pro  industriel (671 euros). Là encore, la CSF explique cette variation du coût. Les familles seraient plus attentives à moins acheter et mieux. À l’école primaire, le coût baisse pour l’entrée en CP de 3,9 % (159 euros calculés) mais augmente à l’inverse pour les autres sections, de 2,8 % en moyenne.

...mais aussi du territoire

Le niveau scolaire détermine donc le coût de la scolarité pour les familles, mais leur lieu de vie a également un impact. Comme l’explique la CSF, de nombreuses aides se décident au niveau local et varient fortement en fonction des territoires. À titre d’exemple, les tarifs de la cantine et de l’accueil périscolaire (étude) sont fixés par la commune et ceux des transports sont partagés entre la région, le département ou la ville.

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Les demandes de la CSF

En conclusion de son rapport, la CSF sollicite le ministère de l’Education nationale sur plusieurs points. D’abord, que l’allocation de rentrée soit mieux modulée. Et doit "couvrir les frais en fonction du niveau scolaire sur l’année : c’est suffisant à l’école élémentaire, à peine assez au collège et complètement insuffisant au lycée". Cette allocation, versée le 28 août prochain à trois millions de familles, est attribuée aux parents ayant en charge au moins un enfant scolarisé de 6 à 18 ans et sur conditions de leurs ressources annuelles, plafonnées à 24 679 euros en couple. 

Ensuite, le syndicat demande à ce qu’une TVA à hauteur de 5,5 % soit instaurée sur les fournitures scolaires, étant des "produits de première nécessité". Néanmoins, la CSF se félicite de l’obligation de la scolarité dès l‘âge de 3 ans, effective depuis 2018, bien que les dépenses là aussi ne sont pas prises en charges de façon égalitaire.

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