Budget de la Sécu : les futures règles du remboursement des médicaments non-génériques

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PHARMACIE - A partir de janvier 2020, les assurés qui refuseront une copie d'un médicament de marque seront remboursés sur la base du prix du générique de ce même médicament. La mesure est inscrite dans le plan de financement de la Sécurité sociale pour 2019, qui a été présenté mardi.

Vous pourrez continuer à prendre des médicaments de marque mais il vous en coûtera plus cher. Le plan de financement de la Sécurité sociale pour 2019, présenté mardi 25 septembre par le gouvernement, prévoit en effet de "renforcer le recours aux génériques", qui représente actuellement 36% des ventes en pharmacie.  Objectif : maîtriser les dépenses en matière de médicaments remboursables et ainsi contribuer à redresser les comptes de la Sécurité sociale, voués à repasser dans le vert l'an prochain, après 18 ans de déficit. 


Ainsi, "le remboursement d'un assuré qui ne souhaiterait pas, sans justification médicale, la substitution proposée par le pharmacien sera désormais sur la base du prix du générique", précisent les ministères de la Santé et de l'Economie. A noter : il est prévu que cette mesure s'applique seulement à compter de janvier 2020, afin de ne pas brusquer les patients avec une mise en place précipitée.  A noter cependant que si la mention "non substituable" figure sur l'ordonnance, vous resterez remboursés sur la base du prix de médicament de la marque prescrite. 

Le médecin devra justifier son choix d'imposer un médicament de marque

Dès 2019, les médecins seront cependant dissuadés d'inscrire sur l'ordonnance cette mention obligeant le pharmacien à délivrer la marque d'origine au lieu d'une copie. L'idée étant que ceux-ci inscrivent, par exemple, "paracétamol" (le nom de la molécule) et non spécifiquement "Doliprane" ou "Efferalgan". Les prescripteurs devront dorénavant justifier ce choix par "des critères médicaux objectifs, définis en lien avec l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé", prévient l'exécutif. Il pourra par exemple s'agir d'une allergie.  


Actuellement, si vous refusez un médicament générique, alors que le médecin n'a pas précisé qu'il était non-substituable, vous ne bénéficiez pas du tiers payant. Vous êtes donc remboursés, mais avec un décalage.  

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