Moins 9 cts en un mois pour le diesel : le coronavirus continue de faire chuter les prix à la pompe

Moins 9 cts en un mois pour le diesel : le coronavirus continue de faire chuter les prix à la pompe
Mon argent

Toute L'info sur

Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

CARBURANTS - Les prix de l'essence et du diesel ont encore fortement chuté la semaine dernière, selon les chiffres publiés ce lundi par le gouvernement. Un repli, pour la cinquième semaine d'affilée, directement lié aux conséquences du coronavirus sur les cours du pétrole.

Faire le plein de diesel revient 3,5 euros moins cher qu'il y a un mois. Selon nos calculs (en remplissant le réservoir de 40 litres de carburant), s'appuyant sur les moyennes hebdomadaires des prix des carburants publiées ce lundi 10 février, la différence se ressent ainsi clairement sur la facture. 

En effet, le litre de diesel s'affichait la semaine dernière en moyenne à 1,4029 euros, contre 1,4908 euros la première semaine de janvier. Il a ainsi baissé de 8,80 centimes sur cette période de cinq semaines de baisse continue. Et uniquement par rapport à la semaine précédente, la diminution atteint 3,15 centimes par litre.

Lire aussi

Même tendance au repli, à un rythme toutefois un peu moins rapide, pour l'essence. Le litre de super sans plomb 95 se vendait en moyenne à 1,4989 euros la semaine dernière. Il a perdu 1,71 centime en une semaine et 4,94 centimes en l'espace de cinq semaines. Selon nos calculs, le plein (40 litres) revient ainsi 2 euros moins cher qu'un mois plus tôt.  

Ces bonnes nouvelles à la pompe sont principalement dues au repli des prix du pétrole, qui constituent le principal facteur de variation des prix des carburants. Or le baril (159 litres) de Brent, la référence sur les marchés européens, s'affichait ce lundi à moins de 54 dollars, soit près de 18% moins cher qu'en tout début d'année, quand il frôlait les 70 dollars. 

En vidéo

VIDÉO - On vous dit tout sur le prix du carburant

Cette chute des cours de l'or noir est elle-même à imputer au coronavirus, apparu fin décembre dans le centre de la Chine et désormais propagé à l'étranger. La Chine (et ses 1,3 milliard d'habitants), dont l'économie est minée par l'épidémie, est en effet le premier importateur et le deuxième consommateur de pétrole au monde. Les investisseurs craignent donc les conséquences de cette épidémie pour cet acteur majeur du marché.  

À noter que les prix des carburants recensés par le gouvernement sont des moyennes. Ces statistiques n'empêchent pas les stations-service d'afficher les tarifs qu'elles veulent, plus haut ou plus bas. Pour trouver le pompiste proposant les meilleurs prix à côté de chez vous, LCI vous propose de consulter ici sa carte interactive.   

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent