Ce qui nous exaspère le plus chez les radins (qui préfèrent se voir économes)

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BUDGET - Oublier systématiquement ses cigarettes ou son portefeuille : les ficelles des radins sont grosses. Les principaux intéressés se voient pourtant sous un meilleur jour, arguant qu'ils réalisent des économies et dépensent malin, selon un sondage Ifop pour Radins.com dévoilé ce mercredi.

Une fois, cela passe, mais pas deux. S'absenter, comme par hasard, au moment de payer la note au restaurant ou d'offrir une tournée dans un bar : la grossière astuce figure au premier rang des attitudes radines qui exaspèrent les Français (85%), selon un sondage* Ifop pour le site de bons plans Radins.com, publié ce mercredi 12 juin. Plus de la moitié d'entre eux (55%) estiment même que cette déconvenue suffit à rendre un ami infréquentable.  

A peine moins horripilant : toujours demander une cigarette aux autres en prétendant qu'on n'en a pas sur soi (77%) arrive en deuxième position des comportements avares qui dérangent. Il est vrai qu'à 44 centimes l'unité (pour la marque la plus vendue), il n'y a pas de petites économies !  Troisième grand classique qui agace profondément (75%), oublier son portefeuille ou sa carte bancaire au moment de régler une dépense commune. 

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La moitié des Français a déjà été critiquée pour être près de ses sous

Si personne n'est dupe de ces stratagèmes pas toujours conscients, il est en revanche difficile de se reconnaître littéralement comme radin. Les Français se voient ainsi plutôt comme malins ou bons gestionnaires. Les Harpagon modernes disent par exemple passer du temps à la recherche de la "bonne affaire" (78% des sondés) et se définissent comme "économes". 

Il n'empêche que la moitié des sondés (51%) a déjà eu droit à une remarque suggérant qu'il était près de ses sous. Un penchant que la plupart des intéressés (70%) assument d'ailleurs sans problème. Près des trois-quarts (71%) de ceux qui se considèrent comme très économes ont aussi déjà fait l'objet de commentaires sur leur train de vie. Mais loin de trouver ces reproches désobligeants, ils assument au contraire très bien leur avarice (90% d'entre eux). Au point qu'on finirait par croire que c'est une qualité.

*Enquête menée par l'Ifop pour Radins.com auprès d’un échantillon de 2.013 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par questionnaire auto-administré en ligne du 31 mai au 3 juin, selon la méthode des quotas.

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