Crise du Covid-19 : 552 millions d'euros de prêts garantis accordés au secteur du tourisme

Crise du Covid-19 : 552 millions d'euros de prêts garantis accordés au secteur du tourisme
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ECO - Plus de 550 millions d'euros de prêts garantis par l’État ont déjà été accordés à des entreprises du secteur tourisme dont l'activité est affectée par l'épidémie de Covid-19.

"Environ 11,5% des dossiers déposés pour des prêts garantis concernent le secteur Tourisme", a indiqué lors d'un point presse téléphonique Sébastien Lemoyne, à l'issue d'une réunion du comité de filière tourisme, alors que les voyagistes, l'hôtellerie-restauration et les transporteurs, notamment, sont sévèrement touchés. Il a précisé que le "ticket moyen s'établissait à 140.000 euros, ce qui veut bien dire que l'on s'adresse aux PME, car le prêt garanti peut aller jusqu'à 25% du chiffre d'affaires".

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Pour l'Ile-de-France, "les montants déjà accordés pour les entreprises du secteur du tourisme s'élèvent à 145 millions d'euros", tandis qu'ils sont de "69 millions d'euros pour la Nouvelle Aquitaine, 48 millions pour le Grand Est ou encore 35 millions pour le Sud", a détaillé le secrétaire d'Etat.

Au total, 552 millions d'euros de prêts garantis ont été accordés au niveau national, a précisé le quai d'Orsay à l'AFP.

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Jean-Baptiste Lemoyne a également annoncé qu'un G20 du Tourisme, qui devait initialement se tenir par visioconférence le 9 avril, était reporté au 25 avril. "L'économie du tourisme est une des plus mondialisées, il sera notamment important d'être coordonnés sur les aspects de la relance et de la reprise, en évitant tout dumping qui fragiliserait encore plus la filière", a résumé M. Lemoyne.

Il a souligné qu'il faudrait "éviter une guerre des prix : des destinations pourraient être tentées de se relancer par des prix très agressifs", selon lui. Le secrétaire d'Etat n'a pas souhaité "se hasarder à des pronostics" sur la reprise de l'activité touristique: "la priorité est tout d'abord sanitaire, on est dans un suivi jour par jour, semaine par semaine, il est trop tôt pour se prononcer".

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