Hausse de 20 euros du Navigo ? La menace brandie par Valérie Pécresse pour faire bouger le gouvernement

Hausse de 20 euros du Navigo ? La menace brandie par Valérie Pécresse pour faire bouger le gouvernement
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AVERTISSEMENT - Faisant état de 2,6 milliards d'euros de manque à gagner pour Ile-de-France Mobilités (ex-Stif) en raison de la crise sanitaire, sa présidente Valérie Pécresse demande à l'Etat de renflouer ses caisses. Sans quoi elle ne voit pas d'autre solution que de faire exploser les tarifs des abonnements Navigo.

Les caisses des transports publics franciliens sont vides. "Les pertes sont abyssales [...] Nous avons 2,6 milliards d'euros de pertes rien que sur l'Ile-de-France" en raison de la crise sanitaire, a alerté Valérie Pécresse ce mercredi 10 juin au micro de RTL. Celle qui porte la double casquette de présidente d'Ile-de-France Mobilités (le gestionnaire du réseau, ex-Stif) et de présidente de la région Ile-de-France lance donc un appel à l'aide à destination de l'Etat. 

Si les pouvoirs publics ne viennent pas renflouer ce trou dans les finances, la responsable politique présidente du mouvement Libres ! (ex-LR) dit ne pas voir d'autre solution que d'augmenter le forfait Navigo de "20 euros par mois".  Une menace qu'elle assure pourtant ne surtout pas vouloir mettre à exécution : "Je m'y refuse résolument, ce serait totalement injustifié". Une façon pour elle de souligner que la balle est dans le camp de l'Etat. 

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Cette sorte "d'impôt Covid" sur les voyageurs passerait en effet très mal auprès des abonnés, déjà nombreux  sur les réseaux sociaux à redouter sa mise en oeuvre. Dans ce message posté sur Twitter par exemple, on fait vite le calcul : "95€/mois une carte Navigo... 1140€/an pour se déplacer dans Paris", et l'agacement est on ne peut plus clairement exprimé  :"Y'a du foutage de gueule là". 

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Une explosion des tarifs pour sauver les transports publics ne serait pas non plus du goût des associations d'usagers. 

Une lettre commune de Valérie Pécresse et des associations est ainsi envisagée pour demander à l'Etat son soutien financier, selon Le Parisien de ce jeudi 11 juin. 

"Les gens vont hurler, ils ne sont pas responsables de la crise, on ne peut pas leur faire porter tout le fardeau", s'indigne le président de l'association Plus de Trains, interrogé par le quotidien. Resterait alors la solution d'augmenter de seulement quelques euros cet abonnement et de recourir en parallèle à un emprunt... qu'il faudrait cependant rembourser. 

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