VIDEO : Lavable ou jetable, on fait le match des masques

VIDEO : Lavable ou jetable, on fait le match des masques

AU CRIBLE - C'est l'un des duels de l'été : masque chirurgical ou masque en tissu ? Vous portez soit l'un, soit l'autre, parfois les deux (pas en même temps), et vu la situation actuelle, il va falloir s'y habituer. Nous avons fait le match des masques, en listant les avantages et les inconvénients de chacun. Vous n'aurez plus qu'à choisir votre camp. Suivez le guide.

Dans la rue, il devient de plus en plus rare de voir des personnes sans masque. Alors certains, peut-être un peu plus prévoyants que d'autres, ont fait leurs commandes durant le confinement. D'autres, ont attendu d'être déconfinés pour s'en procurer et certains misent même sur la fourniture de masques de leur employeur. En tout cas, peu importe : il va falloir s'y habituer, tant le port du masque se généralise en extérieur, comme dans certaines villes, et dès la rentrée, dans les entreprises. 

Mais au cœur de cette actualité, il y a un match : d'un côté, ceux qui préfèrent le masque en tissu et de l'autre, ceux qui préfèrent le masque chirurgical. Nous avons donc listé les pour et les contre de chaque protection. Si vous ne savez pas encore quel camp choisir, cela devrait vous aider. 

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Leur efficacité

La mission première d'un masque ? Sa capacité de filtration. Son efficacité donc. Pour cette pharmacienne interrogée dans le reportage de TF1 (en tête de cet article), le match est joué d'avance : c'est le masque chirurgical qui l'emporte. "Je recommande le masque chirurgical : il est beaucoup plus hygiénique", dit-elle. Et peut-être un peu plus efficace. En effet, il filtre 95% des particules quand le masque en tissu n'en filtre qu'entre 70 et 90%. 

Le masque chirurgical est un dispositif médical et doit être conforme à la norme EN 14683, pour être efficace sur au moins 95% des particules de 3 microns et plus. Son port évite la projection de gouttelettes sur votre interlocuteur et vous protège de ce dernier. Notez toutefois que sa durée d'utilisation ne doit pas dépasser 4 heures, à condition qu'il soit bien porté et qu'il ne devienne pas trop humide. En d'autres termes, sans l'enlever, le remettre, ni éternuer.

Le masque en tissu lui, ou autrement dit "masque barrière" est un masque lavable destiné au public pour favoriser une protection collective, précise l'AFNOR, sur son site. "Son usage n’exonère aucunement l’utilisateur de l’application systématique des gestes barrière et du respect de distanciation physique. Le masque barrière n’est pas destiné aux personnels soignants  comme le sont les masques filtrants de type FFP2 et les masques chirurgicaux", précise-t-on. 

Quels prix ?

Outre leur efficacité, le prix de ces protections faciales peut faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Ici, c'est le masque en tissu qui l'emporte. "Ça revient moins cher, parce que je les lave et c'est renouvelable", nous explique une passante. Comptez entre 50 et 60 centimes en moyenne pour un masque chirurgical, soit entre 30 et 33 euros par mois, si vous respectez bien les 4h de port recommandé. Pour une famille avec deux enfants, ce prix passe à 134,40 euros par mois. 

Pour le masque en tissu normé et lavable 30 fois, c'est... 6 euros. Il en coûtera ainsi, entre 12 et 14 euros, par mois, pour une personne seule, et environ 96 euros pour une famille de deux enfants. Une sacrée économie, donc. Mais cela pourrait rapidement changer : le prix du masque jetable devrait être divisé par deux dans les prochaines semaines. En effet, il semblerait que le pays soit passé d'une production de quatre millions à 50 millions de masques jetables par semaine. En ce qui concerne les modèles en tissu, l'Hexagone possède également beaucoup de stocks.

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Quel impact écologique ?

Hormis leur prix et l'efficacité, vous vous demandez peut-être comment concilier le port du masque et l'impact écologique. A cette question, c'est une fois encore, le masque en tissu qui en sort gagnant. L'un est réutilisable, l'autre, fabriqué à partir de plastique, n'est pas encore recyclable. Mais cela pourrait venir : "on n'a pas du tout eu le temps de mettre sur pied des filières de recyclage et on ne peut pas espérer qu'elles soient opérationnelles dans l'année qui vient", explique Laura Chatel, responsable Plaidoyer chez Zero Waste France. 

Lequel est le plus confortable ?

Devenu un accessoire de mode, à la faveur de certaines maisons de couture qui ont, dès l'année dernière, fait porter des masques à leurs mannequins, comme la créatrice Marine Serre, les masques en tissu ont la faveur des plus esthètes d'entre nous. Mais en plein été, alors que les températures atteignent des sommets, le tissu séduit moins. "Le masque en tissu est plus épais (...) le masque chirurgical est plus léger à porter (...)", tranchent les passants interrogés par TF1. 

Le masque chirurgical semble remporter cette manche, pour le moment, mais cela pourrait changer lorsque les températures baisseront à nouveau. S'il est plus léger, il est aussi moins "contraignant" que celui en tissu, que notre pharmacienne "recommande de laver tous les jours, à 60 degrés et le laisser sécher. Et le remettre le lendemain". 

Comment bien mettre et enlever son masque ?

Mettre un masque c'est bien, le faire correctement, sans le contaminer, c'est encore mieux. Le gouvernement recommande donc de vous laver les mains, avant de le mettre, avec du savon ou du gel désinfectant. Vous le prenez ensuite par les élastiques et le positionnez sur votre visage, en pinçant le haut de votre nez, pour le faire tenir et tirez le vers le bas : il doit couvrir votre nez, votre bouche ainsi que votre menton. Si vous portez des lunettes, vous les positionnez, en dernier, par dessus votre masque. 

Pour l'enlever, lavez-vous les mains, et pensez à le manipuler par les élastiques, cela évitera que vous touchiez la surface avant, potentiellement contaminée. Ensuite, jetez le dans une poubelle dédiée ou mettez le dans votre machine à laver, puis lavez-vous les mains, une fois encore. Cela évitera, là encore, une éventuelle contamination. 

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Ils ne doivent pas dispenser des mesures barrières

Si chacun peut choisir son modèle de masque en fonction de ses préférences, les autorités sanitaires ainsi que les spécialistes de la santé rappellent toutefois que malgré leur efficacité, ils ne doivent en aucun cas se substituer aux gestes barrières. Il ne sont que des protections supplémentaires et parfois nécessaires suivant les endroits. Vous devez donc vous lavez les mains régulièrement, éternuer ou tousser dans votre coude, respecter une distance physique d'au moins un mètre... 

Car malgré le port d'un masque, le risque de transmission du coronavirus existe toujours, notamment lorsque vous vous frottez les yeux après avoir touché une surface contaminée, sans vous être soigneusement lavé les mains, entre les deux. La distanciation sociale est également une barrière de protection contre la Covid-19. Notez également que si les masques offrent une protection si et seulement si, ils sont bien positionnés et adaptés à votre nez, et s'il y a le moins d'interstices possibles entre l'air et votre visage. 

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