Coût de l’action, calendrier… Bruno Le Maire détaille les conditions de l’entrée en Bourse de la FDJ

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La privatisation de la FDJ

PRIVATISATION - Le projet a suscité des critiques, mais la Française des Jeux est bel et bien privatisée. L’Etat met en ventes ses parts, que les particuliers peuvent racheter dès ce 7 novembre pour moins de 20 euros l’action.

Acheter des parts dans la Française des Jeux (FDJ) est possible à partir de ce jeudi 7 novembre : la souscription s’ouvre ce jour aux particuliers. Ils devront débourser entre 16,50 et 19,90 euros pour une action, a annoncé le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans un entretien au Parisien. Une fourchette de prix qui n’est qu’indicative, puisque le prix définitif ne sera fixé qu’après la clôture de la période de la souscription, en fonction de la demande.

Cette clôture aura lieu le "mardi 19 novembre à 20 heures", a précisé Bruno Le Maire. La première cotation à la Bourse de Paris est prévue pour le 21 novembre. Le ministre a également fait savoir que le gouvernement avait fixé à 200 euros le seuil minimum de souscription.

L’Etat, qui possède actuellement 72% de la FDJ, va céder "un maximum" de 99,3 millions d'actions, soit 52% du capital. "Sur cette cession, nous sommes prêts à en réserver jusqu'à un tiers aux particuliers", déclare Bruno Le Maire. Près de 100 millions de titres vont être mis sur le marché. L’Etat tirerait ainsi entre 1,64 et 2 milliards d'euros de cette privatisation, qui valoriserait l'entreprise entre 3,15 et 3,8 milliards, selon des calculs de l'AFP. Le pactole potentiel de l'opération doit permettre d'abonder le fonds pour l'innovation et l'industrie.

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Des "conditions préférentielles" pour les particuliers

La privatisation sera-t-elle un succès populaire ? C’est en tout cas ce que "souhaite" le locataire de Bercy. Pour les convaincre d'investir, plusieurs avantages sont réservés aux petits épargnants : une décote de 2% est ainsi prévue sur les titres qu'ils achèteront, et ils se verront également attribuer une action gratuite pour dix achetées s'ils les conservent pendant 18 mois. "Les actions gratuites sont toutefois plafonnées à 5.000 euros d'actions achetées", a prévenu Bruno Le Maire.

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Interrogé sur les risques encourus par les épargnants, comme précédemment lors des privatisations de Renault ou EDF, le ministre de l’Economie s'est voulu rassurant, estimant que "les marchés ne sont pas comparables". "Ceux de l'énergie et de l'industrie automobile peuvent varier davantage, notamment en fonction de facteurs mondiaux", a-t-il estimé, mettant en avant la "croissance dynamique" de la FDJ et les chiffres de la consommation de jeux en France "en augmentation régulière".

Du côté des investisseurs privés, ils sont "nombreux" à avoir fait part de leur intérêt pour cette introduction en Bourse, a assuré le ministre, qui s'est toutefois bien gardé de citer des noms avant l'opération. 

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