Coût de la vie étudiante : les dépenses de logement et de transport encore en hausse

Coût de la vie étudiante : les dépenses de logement et de transport encore en hausse

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DÉPENSES - L'Unef révèle ce dimanche que le coût de la vie a augmenté de plus de 2% en un an pour les étudiants. La hausse des loyers et des transports, qui pèsent déjà lourd dans le budget de certains jeunes les contraint à mener de front leurs études et un petit boulot.

C'est près de trois fois plus que l'inflation. Les étudiants doivent s'attendre à une hausse du coût de la vie étudiante de 2,09% à la rentrée 2017 par rapport à l'an dernier, selon l'étude annuelle dévoilée ce dimanche 20 août 2017 par l'Union nationale des étudiants de France (Unef). 


Principal responsable, selon cette enquête, l'augmentation des loyers sachant que le logement représente plus de la moitié du budget des étudiants. Les loyers des petites surfaces ont ainsi augmenté dans 37 villes universitaires (en moyenne +2,12% en région parisienne et 1,53% en province), à commencer par Guyancourt dans les Yvelines (+8,66%), Limoges (+7,60%), Chambéry (+5,35%), Brest (+5,18%) ou encore Paris (+2,23%).  A noter : les loyers baissent tout de même dans huit villes, à l'exemple de Toulon (-3,40%), Bordeaux (-1,45%) ou Lille (-0,33%).

La hausse des tarifs des transports en commun est également montrée du doigt. Les étudiants doivent débourser en moyenne 1,52% de plus (soit +4 euros) pour s'abonner au réseau de bus, tram ou métro de leur agglomération facturé en moyenne 267 euros par an. Les hausses les plus importantes sont observées à Strasbourg (+3,91%), Clermont-Ferrand (+3,63%), Saint-Etienne (+2,50%) ou Paris (+2,43%). 


Dans certaines villes, c'est la double peine avec à la fois des loyers et des tarifs de transport élevés. Ces dépenses peuvent ainsi varier du simple à plus du double d'une région à l'autre. Exemple : en moyenne, à Pau, le loyer est à 356 euros par mois et l'abonnement à 139 euros par an, tandis qu'à Paris le loyer est à 824 euros et l'abonnement à 343 euros. 

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L'obligation de mener de front petit boulot et études

Un budget conséquent qui contraint près d'un étudiant sur deux à avoir un travail. D'autant que le montant maximal d'une bourse sur critères sociaux se limite à 555,10 euros par mois sachant que le seuil de pauvreté pour une personne seule avoisine les 1008 euros par mois, selon l'Observatoire national de la vie étudiante. Ce qui ne permet pas de couvrir toutes les dépenses sans coup de pouce financier des parents qui le peuvent ou sans petit boulot en parallèle des études. 


Or, mener de front des études et une activité rémunérée dépassant le mi-temps est la première source d'échec à l'université, rappelle encore l'Unef dans son enquête. Le temps passé à gagner sa vie réduisant d'autant le temps passé sur les bancs de la fac. Pour enrayer cette source d'échec et limiter la précarité de certains jeunes, le syndicat étudiant appelle le gouvernement à "refonder le système des aides sociales" et à reculer notamment sur la baisse des APL de 5 euros par mois.  

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