Coût des études : est-ce réellement plus cher ?

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ÉTUDES - Le coût de la rentrée universitaire est en baisse de 7% par rapport à l'an dernier, selon la Fage. Le budget mensuel d'un étudiant serait pourtant en hausse de 1,1%, estime l'Unef. Alors, bonne nouvelle ou pas ? Metronews démêle le vrai du faux.

Faire des études revient-il vraiment moins cher qu'avant ? La rentrée universitaire coûtera 7% de moins en 2015 qu'en 2014, selon les chiffres publiés ce lundi 17 août par la Fédération des associations générales étudiantes ( Fage ). Pourtant, à en croire les calculs dévoilés vendredi 14 août par l'Union nationale des étudiants de France ( Unef ), le coût de la vie étudiante augmentera de 1,1% cette année.

Où est l'erreur ? En réalité il n'y a pas tant de différences entre les deux études. La première met en effet en avant les dépenses liées à la rentrée tandis que la seconde insiste sur le budget mensuel des étudiants. Revue de détail.

Hausse des frais non pas à la rentrée mais sur l'année
La Fage estime que prendre le chemin de l'université à la rentrée de septembre coûte en moyenne 2335 euros (-6,80% par rapport à l'an dernier) aux étudiants. Mais une fois passé le cap de la rentrée, les dépenses ne sont pas si élevées chaque mois sur le reste de l'année universitaire.

Celles-ci s'élèvent en moyenne à 1107 euros par mois (+0,29%) en tenant notamment compte du loyer et des charges (446 euros), des transports (107 euros), de l'abonnement au téléphone et à Internet (55 euros), des loisirs (85 euros), de l'alimentation, des vêtements, des produits d'hygiène et d'entretien (287 euros) et des repas à la cantine (64 euros).

Même son de cloche du côté de l'Unef, qui estime que le budget mensuel s'élève à 1124 euros, ce qui représente une légère hausse (+1,1%) sur un an.

Logement moins cher grâce à la baisse des frais d'agence
C'est surtout la baisse des frais d'agence immobilière (-42,25%, selon la Fage) qui fait diminuer les dépenses de la rentrée. Ceux-ci sont en effet désormais encadrés par la loi Alur sur le logement. Ils passent ainsi de 448 euros en 2014 à 259 euros cette année.

En matière de loyer, les inégalités sont cependant marquées d'une ville à l'autre. Son montant pour un étudiant varie de plus du simple au double par exemple entre Brest (322 euros) et Paris (795 euros), selon l'Unef. Ce qui pèse lourd dans les dépenses totales (lire encadré ci-dessous).

EN SAVOIR +
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Frais d'inscription inchangés sauf dans les écoles
Les frais d'inscription pour l'année 2015-206 ont été gelés dans les universités. Mais les étudiants des grandes écoles n'ont pas la même chance. Les droits d'inscription ont augmenté de 20% par rapport à l'an dernier dans plusieurs grandes écoles, dénonce la Fage. Pire, ceux de l'Edhec ont augmenté de 46% depuis 2011, passant de 30.850 à 45.000 euros, et ceux de l'EM Lyon sont passés de 31.100 euros en 2011 à 39.500 euros actuellement.

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 Dépenses quotidiennes stables
Les dépenses courantes (alimentation, vêtements et hygiène) ne bougent pas par rapport à l'an dernier, notamment grâce à la faiblesse de l'inflation. Elles sont évaluées à près de 287 euros par la Fage et à 300 euros par l'Unef. Selon cette dernière, pour faire face aux différentes dépenses, un étudiant sur deux a un emploi alimentaire.

| PARIS DEUX FOIS PLUS CHER QUE BREST |
Côté finances, mieux vaut faire ses études en Bretagne qu'en Ile-de-France. Selon l'Unef, les dépenses mensuelles (logement, transports, dépenses courantes) varient du simple au double selon les villes : 1124 euros en moyenne à Paris, 987 euros à Saint-Quentin, 985 euros à Saint-Denis, 843 euros à Lyon, 727 euros à Orléans, 710 euros à Clermont-Ferrand, 680 euros à Brest.

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