Timbre, gaz, chèque énergie, tarifs bancaires... : ce qui change (ou pas) pour votre portefeuille au 1er janvier

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BUDGET - Bien souvent synonyme de hausse de prix (timbre, assurance emprunteur...), le Nouvel an réserve aussi quelques bonnes surprises (chèque énergie, gaz, banques...). Voici, point par point, ce qui augmente, baisse ou finalement ne bouge pas en 2019.

Les changements susceptibles d'affecter votre portefeuille dès janvier 2019 sont moins nombreux que prévu. Le mouvement social des Gilets jaunes a en effet poussé l’exécutif à améliorer certaines aides et à supprimer certaines hausses. Cela n'empêche pas cependant, par exemple, le timbre de monter en flèche mais permet au moins de voir le chèque énergie augmenter et toucher un plus large public. 


LCI fait le point sur les bonnes et les mauvaises nouvelles pour votre budget en ce début d'année. Tour d'horizon. 

Timbre : +10%

C'est fait, il dépasse l'euro. Le timbre rouge (lettre prioritaire distribuée en 24 heures) est désormais à 1,05 euro (contre 0,95 euro en 2018). Le timbre vert (distribution en 48 heures) passe pour sa part à 88 centimes (au lieu de 80 centimes).

Assurances emprunteur : une taxe alourdie

La fiscalité sur les nouveaux contrats d'assurance de prêt immobilier est alourdie. La taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA) est désormais étendue à la garantie décès. Jusqu'à présent, elle ne s'appliquait qu'à celles concernant la perte d'emploi et le handicap. Concrètement, le surcoût devrait être limité à quelques euros par mois.

Gaz : - 1,9%

Les tarifs réglementés d'Engie baissent de 1,9% par rapport à ceux de décembre 2018. Cette baisse ne profite pas à tous les foyers concernés : - 0,6% pour ceux qui utilisent cette énergie pour la cuisson, - 1,2% pour un double usage cuisson et eau chaude et - 2% pour le chauffage, selon les détails donnés par la Commission de régulation de l'énergie.


Cette baisse est directement liée au repli ces dernières semaines des cours du gaz et du pétrole sur les marchés. Si ces cours venaient à repartir  à la hausse les mois qui viennent, le gouvernement a d'ores et déjà demandé à Engie de prendre des mesures pour éviter que cela ne se répercute sur tarifs réglementés jusqu'à la fin du mois de juin. 


En outre, la hausse de la composante carbone de la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) est supprimée (tout comme la hausse des taxes pesant sur les carburants, elle aussi annulée). Elle aurait dû alourdir la fiscalité pesant sur le gaz domestique de 2,3 centimes par litre.

En vidéo

L'exécutif annonce un moratoire sur les taxes sur les carburants, le gaz et l’électricité

Chèque énergie : + 50 euros et + 2 millions de personnes

Le chèque énergie, qui remplace les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité depuis un an, est non seulement revalorisé mais aussi étendu. Son montant moyen est porté à 200 euros (jusqu'ici, il variait de 48 à 227 euros pour une moyenne de 150 euros). Le nombre de foyers bénéficiaires passe quant à lui à 5,6 millions (contre 3,6 millions en 2018). 


Ce dispositif sert à payer les factures (gaz, électricité, fioul, bois, GPL ou toute autre source d'énergie utilisée pour le chauffage) ou à réaliser des travaux d’économies d’énergie. Le chèque est censé arriver directement par courrier postal chez les bénéficiaires entre fin mars et fin avril, sans démarche de leur part.

Travaux d'isolation : jusqu'à 100 euros remboursés par fenêtre

Il avait récemment été supprimé. Le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) accordé pour le remplacement de fenêtres à simple vitrage par du double vitrage fait son retour. Ce dispositif permet de se faire rembourser par le fisc 15% de leur montant. L'avantage fiscal devrait néanmoins être plafonné (par un décret à venir) à 100 euros pour chacune.

Fioul : gel des taxes

Il aurait dû être concerné pas cette hausse au même titre que le diesel ou l'essence. Le fioul ne subit finalement pas d'augmentation de sa fiscalité "verte" en janvier. La composante carbone de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) est finalement gelée pour ce carburant. Autrement dit, la hausse, qui aurait dû représenter 3,3 centimes de plus par litre de fioul domestique, n'aura donc pas lieu.

Electricité : pas d'augmentation au premier semestre

C'est habituellement en février et en août que les tarifs réglementés de l'électricités sont révisés, à la hausse ou à la baisse. Pas de changement en vue donc en janvier. Pour la suite, une hausse était attendue mais le gouvernement a indiqué travailler à une solution pour l'empêcher jusqu'à juin. 


Par le passé, des gels des tarifs avaient par exemple été décidé lors du quinquennat Hollande. Mais ceux-ci avaient toutefois donné lieu à des rattrapages ultérieurement. Reste donc à savoir quelle solution pourra être trouvée.

Banques : les tarifs gelés

Bonne nouvelle, les banques se sont engagées à ne pas augmenter leurs tarifs cette année, répondant favorablement à une demande exprimée par Emmanuel Macron. Toujours bon à prendre pour les particuliers même si cela ne représente qu'une petite économie dans la mesure où les grilles tarifaires qui avaient été communiquées pour 2019 avant cette décision montraient une hausse dans les limites de l'inflation.

En outre, les banques ont annoncé qu'elles plafonneraient les frais d'incident bancaire pour les 3,6 millions de personnes les plus fragiles, sans toutefois s'engager sur une somme précise alors que l'Elysée a de son côté avancé un plafond de 25 euros par mois. 

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