Les astuces pour garder (à moindre coût) votre maison au chaud cet hiver

Au chaud cet hiver

ÉCONOMIES D'ÉNERGIE - Si vous habitez une maison mal isolée - ce qui est le cas pour 2/3 des logements actuels -, vos factures de gaz et d'électricité risquent vite de s’alourdir avec l'arrivée des premiers froids. Heureusement, des solutions à moindre coût existent pour éviter les déperditions de chaleur.

Dès l'arrivée des premiers froids, on a souvent tendance à tourner le bouton du radiateur au maximum pour augmenter la température dans sa maison. Ce qui plombe notre compte en banque au moment de régler les factures de gaz ou d'électricité. La faute, en général, à une mauvaise isolation thermique. En effet, une habitation mal isolée consomme jusqu’à trois fois plus d’énergie. C'est (notamment) au niveau des fenêtres, des portes, des conduits, des murs, du sous-sol, du garage ou du toit, rien que ça, que se fait la plus grande déperdition de chaleur. 

Et on ne sait pas toujours quelles sont les pièces les plus gloutonnes en énergie dans une maison mal isolée. Pour le savoir, une seule solution : "Il faut faire un Diagnostic de Performance Energétique (DPE), conseille à LCI Antoine Moyaux, responsable du marché bois, isolation et cloison chez Castorama. Cela vous permettra de découvrir où se niche la plus importante déperdition de chaleur dans votre habitat". Le coût d'un tel bilan reste raisonnable au regard de ce que vous pouvez espérer gagner sur le long terme sur votre facture d'énergie. Pour une maison de 5 pièces, comptez entre 110 et 160 €. 

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Une fois ce diagnostic établi, deux possibilités s'offrent à vous : "si votre DPE est très mauvais, vous avez intérêt à débuter de gros travaux, comme l'aménagement des combles ou l'isolation des murs extérieurs, ce qui peut réduire votre facture d'énergie de 47% !", souligne notre spécialiste. Si le bilan est plus positif, des astuces à moindre coût existent, ce qui peut tout de même vous faire gagner jusqu'à 30% d'économies".

On vérifie l'isolation de la porte d'entrée et des fenêtres

Les pertes de chaleur d’une maison peuvent provenir de partout mais certains endroits sont plus sensibles, notamment les fenêtres et les portes, et plus précisément les joints et les vitrages qui laissent s’échapper un peu moins de 15% de la chaleur (voir ci-dessus le graphique fourni par Castorama).

La porte d'entrée

Pour Antoine Moyaux, "il faut avant tout isoler les bas de portes parce que c'est par là que l'air chaud s'échappe. On peut le faire soit avec des joints en caoutchouc, soit avec des poils en nylon sous forme de brosse, qui permettent d'éviter cette déperdition (à partir de 3 €)". En revanche, on peut oublier les fameux boudins de porte qui sont moins efficaces. On laisse également tomber l'idée qui consiste à couvrir sa porte avec un rideau épais, là-aussi le résultat est médiocre, selon notre spécialiste.

Les fenêtres

Là aussi, la déperdition de chaleur se fait au niveau des joints d'isolation. "Donc il est important de vérifier leur bon état et d'en rajouter si nécessaire. Ils font en général entre 1 et 5 mm d'épaisseur et viennent se poser tout autour de vos fenêtres. Il y en a pour tous les goûts, que ce soit pour des fenêtres en bois, ou plus modernes en PVC (comptez une dizaine d'euros)", indique Antoine Moyaux. Par ailleurs, on n'oublie pas le soir de bien fermer ses volets extérieurs, rideaux et stores, ce qui permet de bien occulter les fenêtres et d'éviter ainsi que l'air froid ne rentre. C'est le même principe en été pour faire barrière à l'air chaud.

Sachez par ailleurs qu'une bonne ventilation permet de limiter la déperdition de chaleur. Donc on fait bien attention à ne pas encombrer les systèmes d'aération quand ils existent.

On couvre les murs

Les murs représentent 20 à 25% de la déperdition de chaleur. "Le problème, c'est qu'il est très compliqué d'isoler un mur sans passer par des travaux d'envergure, comme par exemple rajouter un isolant derrière une plaque de plâtre. Si votre DPE est vraiment très mauvais, il est conseillé d'en passer par là. Sinon, on peut compenser en couvrant ses murs de cadres, miroirs et autres étagères remplies de livres. Mais attention, ce n'est pas une solution viable à long terme, car pas très efficace", insiste Antoine Moyaux.

Autre solution, les réflecteurs à fixer sur le mur derrière chaque radiateur. Ils permettent de limiter la perte de chaleur jusqu'à 50%, et d'accélérer l'augmentation de la température dans la pièce, ce qui atténue nettement les coûts énergétiques. Plus besoin donc de pousser le bouton au maximum. Ces réflecteurs se présentent sous la forme d'un rouleau composé de feuilles d'aluminium et de polystyrène expansé d'une épaisseur de 3 à 10 mm (à partir de 30 €). 

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On isole les sols

7% de la chaleur s'échappe par le sol. Pour combler cette déperdition, notre spécialiste conseille, par exemple, de passer d'un carrelage à un plancher en bois sous lequel on pourra intégrer des isolants spécifiques, mais cela demande de vrais travaux de réfection. "On peut aussi recouvrir ses sols de tapis, mais il est évident que cela ne suffit pas", dit-il. 

On peut également décider d'investir dans des humidificateurs d'air (à partir de 39 €). L'humidité permet en effet d'intensifier la chaleur ressentie.

On calfeutre la porte de garage

Le garage, parfois accolé à la maison, est lui aussi responsable d'une grande partie du refroidissement que l'on ressent chez soi. C'est ce qu'on appelle un pont thermique (là où l'air froid rentre facilement, ndlr), notamment à cause de la porte qui s'ouvre et se ferme régulièrement. D'autant, qu'on oublie souvent de fermer l'accès qui va du garage à l'entrée de la maison. Résultat, les courants d'air se succèdent. "Dans ces cas-là, Antoine moyaux conseille d'investir dans un calfeutrage en aluminium et polyester qui vient se poser sur la porte de garage pour éviter toute entrée d'air froid ou sortie de chaleur (à partir de 3,90 € le m²)".

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Des aides gouvernementales existent

Bon à savoir, plusieurs aides existent si vous voulez débuter des travaux de plus grande ampleur, notamment les aides gouvernementales suivantes, calculées en fonction de vos revenus :

Le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE). Pour en bénéficier, il faut notamment que votre logement soit votre habitation principale et qu'il soit achevé depuis plus de 2 ans (à la date du début des travaux).

Le pacte d'énergie solidarité permet notamment d'isoler les combles perdus, sous-sols et vides sanitaires en bénéficiant de la pose à 1 €, grâce à un dispositif d’Etat.

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