Électricité, gaz, fioul ou bois : quel mode de chauffage coûte le plus cher ?

Électricité, gaz, fioul ou bois : quel mode de chauffage coûte le plus cher ?
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DÉPENSES - La facture de chauffage a atteint en moyenne 1.696 euros l'an dernier, selon les statistiques dévoilées ce mercredi par le groupe Effy. Ramené au mètre carré, le coût du chauffage est presque trois fois plus élevé pour l'électricité que pour le bois. Un nouveau dispositif public baptisé Ma Prime Rénov' peut cependant aider les ménages modestes à changer leurs installations.

La facture de chauffage pèse lourd dans le budget des ménages. Les Français ont dépensé en moyenne 1.696 euros pour se chauffer à une température moyenne de 20 degrés sur l'ensemble de l'année 2019, selon une étude du groupe spécialisé dans la rénovation énergétique Effy* publiée ce mercredi 8 janvier. Derrière ce montant, qui n'est qu'une moyenne, des disparités importantes se cachent en fonction des sources d'énergie utilisées. 

Les foyers qui se chauffent au fioul ont ainsi dû faire face aux factures les plus lourdes : en moyenne 1.913 euros.  Ceux qui utilisent l'électricité y ont pour leur part consacré en moyenne 1.802 euros. La facture des utilisateurs de gaz est quant à elle clairement poins élevée, s'élevant en moyenne à 1.446 euros. Mais la source d'énergie la plus économe reste de loin le bois, avec une dépense annuelle moyenne de 759 euros.

Il convient toutefois de préciser que les surfaces d'habitation associées à chaque type d'énergie ne sont pas équivalentes : les logements chauffés au fioul mesurent en moyenne 148 mètres carrés tandis que ceux dotés d'installations électriques se limitent à une moyenne de 113 m².  À surface identique, l'électricité demeure ainsi l'énergie la plus onéreuse (15,9 euros pour chauffer 1 m²), devant le fioul (12,9 euros/m²), le gaz (11,7 euros/m²) et le bois (5,8 euros/m²).

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Un dispositif public qui fusionne le CITE et certaines aides de l'Anah

Dans le même temps, le gouvernement rappelle à l'occasion du lancement officiel de Ma Prime Rénov' que différents travaux de rénovation énergétique (isolation, changement de chaudière...) servent non seulement à améliorer le confort mais aussi à réduire la consommation énergétique et donc les factures. Un geste du même coup bon pour l'environnement et pour le portefeuille. 

Le ministère de la Transition écologique et solidaire et l'Agence nationale de l'habitat (Anah) ont en effet présenté ce mercredi une énième fois cette nouvelle aide publique destinée en priorité aux ménages les plus modestes. Techniquement entrée en vigueur le 1er janvier, elle fusionne le crédit d'impôt transition énergétique (CITE, jusqu’ici ouvert à tous) avec certaines aides de l'Anah (attribuées sous condition de revenu). Dans la pratique, un site internet (Maprimerenov.gouv.fr) est désormais à la disposition des particuliers qui souhaitent se renseigner ou bénéficier de ce nouveau dispositif.  

* Les statistiques présentées dans cette étude ont été calculées à partir des données communiquées par 50.682 personnes ayant réalisé des simulations et des diagnostics énergétiques sur les sites du groupe Effy (QuelleEnergie.fr, Calculeo.fr notamment).     

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