VIDÉO - Gel hydroalcoolique : les critères pour s'assurer de son efficacité

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PRATIQUE - Parfumé ou coloré, acheté ou fait-maison... le gel hydroalcoolique doit respecter certaines règles pour éliminer le virus. Norme, concentration, composition, on vous explique.

C’est un geste quasi-automatique : appliquer du gel hydroalcoolique, censé pouvoir combattre le virus "SARS-CoV-2". Problème, tous les gels ne se valent pas et l'on peut se confronter à de mauvaises surprises. Vérifier votre flacon doit donc également devenir un automatisme. Les gels hydroalcoliques en vente doivent en effet mentionner plusieurs éléments : le nom de la solution, du fabricant, la date de fabrication, le numéro de lot et la composition. C'est cette dernière qui nous intéresse le plus. 

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Premier réflexe : il convient de vérifier la mention de la norme EN14476 recommandée contre les virus de la famille des coronavirus. Celle-ci doit figurer sur l’étiquette du flacon. Ensuite, un coup d’œil sur la recette du gel hydroalcoolique s'impose. Celle-ci est fixée par l’Organisation mondiale de la santé. Seuls quatre ingrédients sont nécessaires, mais fondamentaux :

- alcool (éthanol 96 % ou isopropanol 99,8 %) ;

-eau distillée ou eau bouillie refroidie ;

- peroxyde d’hydrogène 3 % (un agent épaississant) ;

- glycérol 98 %.

S’ils ont une odeur plus agréable, les gels hydroalcooliques avec des colorants ou des parfums, ne sont pas forcément une bonne idée. En effet, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), "les autres formulants de la composition peuvent avoir une influence sur l’efficacité des solutions hydroalcooliques désinfectants et sur le temps de contact nécessaire pour obtenir l’effet recherché".  Pire encore en temps très ensoleillé, "le parfum du gel peut laisser une pigmentation sur la peau" ajoute Annick Barbaud, cheffe du service dermatologie de l’Hôpital Tenon à Paris, dans le reportage en tête de cet article.

Entre 60% et 80% d’alcool

L’alcool peut donc être éthylique (éthanol), propylique (propane-1-ol ou n-propanol) ou isopropylique (propane-2-ol ou isopropanol). Il doit dans tous les cas représenter 60% à 80% de la composition totale. Le virus meurt principalement sous son action. Seul, appliqué directement sur les mains, il abîme la peau. Mais en mélange, une trop faible quantité de ce dernier rend le produit inefficace. 

En mai et en juin, des marques avaient d’ailleurs fait l'objet d'un rappel de produits par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Présentant une trop faible quantité d'éthanol, ils étaient considérés "non-conformes et dangereux".

La fausse bonne idée : le fait-maison

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Pour cette même raison, mieux vaut éviter les gels "fait-maison". De nombreux tutos sur internet proposent leur propre recette, parfois à base de vodka ou d’huiles essentielles. Or, à moins d’avoir une armoire à pharmacie bien remplie et de bonnes notions en la matière, votre gel ne sera pas sans danger. 

Car pour être conforme, il faut respecter un dosage extrêmement précis, au gramme près avec des outils stérilisés. Interrogé par Que Choisir, un représentant de l’Ordre des pharmaciens souligne que "les dosages [des recettes maison] sont peu précis avec une cuillère à soupe ou un verre". Le plus simple reste donc de se procurer du gel tout prêt, dont les produits fabriqués en laboratoire, subissent un contrôle strict et régulier. Ou, quand cela est possible, de se laver régulièrement les mains avec de l'eau et du savon.

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