Green vs Black Friday : ces marques qui boycottent le "vendredi noir" de la consommation

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Black Friday, les promos made in USA qui font polémique

(SUR)CONSOMMATION - "Redonner un sens citoyen et écologique à l'acte d'achat", voilà le mot d'ordre lancé par plusieurs marques soucieuses de protéger l'environnement. Alors que l'effervescence a déjà commencé sur internet et dans les magasins à quelques jours du désormais incontournable "Black Friday", elles ne participeront pas à cette journée de consumérisme.

Les anti-Black Friday fourbissent leurs armes. Alors que les consommateurs sont dans les starting-blocks à quelques jours d'un vendredi noir (avec au programme, soldes et promos à gogo toute une journée, voire jusqu'au lundi du "Cyber Monday"), un collectif de 600 marques françaises - parmi lesquelles La Belle Mèche, Émoi Émoi, Jimmy Fairly, Nature & Découvertes, Joone, Les Raffineurs ou encore Picture Organic Clothings - a décidé de mettre un peu de vert dans cette événement commercial initié dans les années 50 aux Etats-Unis.

On ne s'étonnera pas du coup que leur nom de guerre, "Make Friday Green AGain", emprunte une terminologie chère à Donald Trump. Leur mouvement, lancé le mois dernier, propose aux consommateurs de faire du tri dans leurs armoires ce vendredi, pour vendre ou recycler les vêtements ou les objets qu'ils n'utilisent jamais, plutôt que de courir en acheter d'autres, mais aussi sensibiliser le public aux marques responsables qui manquent encore souvent de visibilité : "Nous avons l’intime conviction que consommer c’est voter. En choisissant des marques responsables, chaque consommateur peut reprendre le pouvoir qui est le sien et agir concrètement pour une consommation durable et engagée !", apostrophe ainsi le collectif.

Le vrai coût de cette journée est social et environnemental.- Make Friday Green Again

A l'origine de ce collectif, on trouve la marque de mode Faguo, connue pour ses engagements contre le réchauffement climatique : "Nous ne voulions pas participer à la journée du Black Friday qui encourage la surconsommation. Nous étions mal à l’aise qu’elle soit imposée par le marché. Le vrai coût de cette journée est social et environnemental. Elle rend précaires les emplois en ne rémunérant pas les fabricants, les marques et les magasins. Elle contribue d’autre part au dérèglement climatique en encourageant la surproduction", plaide-t-elle.

"Make Friday Green Again" rejoint ainsi un autre mouvement contestataire du Black Friday qui existe depuis déjà trois ans : "Le Green Friday". Pour les 400 associations et entreprises de l’économie sociale et solidaire qui le composent, cette opération commerciale "est le symbole de l’hyperconsommation qui implique des surproductions de biens manufacturés voraces en ressources, souvent non renouvelables et polluantes". L'année dernière, Greenpeace préconisait déjà d'opter plutôt pour le "Green Friday" en apprenant à réparer, réutiliser, recycler... 

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D'autres marques ont décidé de prendre le contre-pied de cette période de surconsommation en répondant à l'appel du #blackforgood. Ce mouvement réunit 70 entreprises qui souhaitent elles-aussi redonner un sens responsable et écologique à l’acte d’achat. C’est le cas de Typology,  Made.com, Jimmy Fairly, Même, Biotanie, Balinea ou encore Oh My Cream. Du vendredi 29 novembre au lundi 2 décembre, chacune d'entre elles reversera une partie de ses bénéfices à des associations luttant contre la déforestation, la pauvreté ou pour la protection de l’environnement. 

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