Hausse du prix des produits alimentaires en grande surface : UFC-Que Choisir dénonce "une vaste farce"

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INTERVIEW - Interrogé par LCI, Alain Bazot dénonce l"effet pervers" de la loi Alimentation, qui entre en vigueur ce 1er février. En obligeant la grande distribution à faire 10 % de marge sur de nombreux produits, le prix de ceux-ci devrait augmenter.

La loi Alimentation, votée en octobre dernier, entre en vigueur ce 1er février. Grâce à ce texte, les agriculteurs sont mieux rémunérés puisque la grande distribution doit réduire ses marges sur les produits agricoles. Sur ce point, pas de changement pour le consommateur.


Mais si la grande distribution consent à cet effort, elle bénéficie d’une contrepartie : son seuil de revente à perte est fixé à 10 %. En somme, le distributeur a désormais l’obligation de faire 10 % de marge sur bon nombre de produits alimentaires, et va donc devoir augmenter les prix ! Une décision qui touche essentiellement les articles dont la marge était faible en raison de la concurrence. "500 produits sur 13.000" dans les supermarchés et "800 produits sur 20.000" dans les hypermarchés devraient ainsi augmenter, admet le ministère de l'Agriculture. D'après une enquête du Parisien publiée ce 30 janvier, des produits de grande consommation (comme le Nutella, les yaourts Danone ou encore le lait Guigoz) sont concernés et leur prix devraient grimper en moyenne de 5% à 6%.

Interrogé par LCI ce jeudi, le président de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, Alain Bazot, se montre de son côté très critique : "Cette loi augmente les marges de la grande distribution, c'est aberrant [...] Par un effet miracle, on espère que les revenus agricoles vont s'améliorer [...] C'est une vaste farce", affirme-t-il notamment.


"Clairement, les consommateurs qui avant allaient au moins cher vont forcément payer plus cher désormais", ajoute-t-il. 

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