Huile de palme : Nutella mise sur le durable pour faire taire la polémique

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CONSO - Parmi les sept ingrédients de la pâte à tartiner de Nutella, figure l'huile de palme. Un élément que Ferrero refuse à supprimer mais dont l'exploitation est devenue "durable" par souci de protection de l'environnement.

Attention, sujet épineux. L'huile de palme fait partie intégrante du Nutella mais crée aussi la polémique. "Elle est indispensable à la recette du Nutella, on ne pourrait pas s’en passer", affirme Christophe Bordin, directeur des relations extérieures France chez Ferrero. Selon la firme italienne, c’est en effet elle qui garantit l’onctuosité de la pâte à tartiner. C’est en effet elle qui garantit l’onctuosité de la pâte à tartiner. En outre, elle résiste très bien au chauffage et à l'oxydation dans le temps.

Sauf qu’elle est aujourd’hui décriée de tous les côtés. D'une part, les autorités publiques et sanitaires se disent sceptiques quant à ses bienfaits nutritionnels. D'autre part, les associations écologistes pointent du doigt les ravages que sa production occasionne sur les forêts tropicales indonésiennes, malaisiennes et africaines. A tel point qu’une taxe dite "Nutella", revalorisant de 300 % la fiscalité déjà appliquée sur l’huile de palme (près de 100 euros la tonne aujourd’hui), avait été proposée par les sénateurs en 2012, avant d’être rapidement abandonnée. Mort née ? Pas si sûr, elle pourrait bien refaire surface cet été, selon Le Journal du dimanche.

"100 % de notre huile est certifiée durable"

Régulièrement interpellés sur la question, six industriels français de l’agro-alimentaire, dont Ferrero, Unilever et Nestlé, ont rejoint l’Alliance française pour une huile de palme durable, créée en septembre dernier. Une organisation, a priori, la plus transparente possible : "100 % de notre huile est certifiée durable, assure Jérôme Gray. Nous utilisons une certification exigeante et garantie par un organisme indépendant, qui permet la traçabilité de la moindre goutte d’huile."

L’initiative a certes été saluée par plusieurs ONG, dont le WWF, fondatrice du label CSPO ("Certifié huile de palme durable"), mais d’autres associations restent cependant méfiantes. Pour Greenpeace, les critères et les garanties de contrôles du CSPO ne sont pas encore assez stricts et n’empêchent pas la déforestation. Il faudra pour l’instant s’en contenter cependant.

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