Ils sont arrivés : mythologie, falsification... Ce qu'il faut savoir sur les nouveaux billets de 100 et 200 euros

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PRÉSENTATION - A compter de ce mardi 28 mai, les nouveaux billets de 100 et 200 euros seront disponibles dans 19 pays de la zone euro. Nous vous les présentons.

Ils font peau neuve. Les billets de 100 et 200 euros sont remplacés à partir de ce mardi 28 mai par de nouvelles coupures en France et dans les 18 autres pays* de la zone euro. 

Les nouveaux venus continuent à arborer les mêmes couleurs que jusqu'ici : vert pour le premier et jaune pour le second. Leur déploiement s'inscrit dans le cadre du remplacement progressif de la série de billets lancée à la naissance de la monnaie unique en 2002. A noter que les anciennes moutures restent tout à fait valables, le temps qu'elles soient retirées du circuit (ce qui prendra des années). 

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Quand la mythologie s'invite à la Banque centrale

Ces nouveaux billets font partie d'une série lancée il y a six ans et baptisée "Europe", en référence à la princesse phénicienne enlevée par Zeus métamorphosé en taureau. Le visage de ce personnage de la mythologie grecque, qui a donné son nom au continent, figure sur chacune des coupures de cette série, notamment parce qu'il apporte "une touche humaine", explique la Banque centrale européenne sur son site

Le portrait reproduit est issu d'un vase du IVe siècle av. J.-C. exposé au Louvre et que vous pouvez par exemple admirer ici sur le site de la Réunion des musées nationaux. 

Les nouveaux billets de 5 euros, pour la première fois à l'effigie de la mythique princesse, avaient ouvert le bal en 2013. Ceux de 10 euros, 20 euros et 50 euros étaient ensuite entrés dans la danse respectivement en 2014, 2015 et 2017. Les deux nouvelles coupures viennent désormais clore la série.

Autre grande caractéristique, cette fois propre aux deux nouvelles coupures : des bâtiments de style baroque et rococo (1600 à 1750) apparaissent au recto du billet de 100 euros et un autre typique de l'architecture du 19e siècle en verre et en acier sur celui de 200 euros. A noter que la carte de l'Europe située au verso comprend désormais Malte et Chypre, ce qui n'était pas le cas de la première série, créée alors que ces deux pays n'avaient pas encore rejoint l'Union européenne.

Les faussaires en ligne de mire

Au delà des clin d'oeil à la mythologie ou aux courants artistiques, ces coupures se caractérisent surtout par la multiplication des signes de sécurité destinés à les rendre les plus infalsifiables possibles et, par la même occasion, à permettre à leurs utilisateurs de vérifier leur authenticité avec la méthode dite du "toucher, regarder, incliner"

En voici quelques exemples qui ont pu se concrétiser après "des années de recherches et de développement", insiste la BCE :

• En examinant par transparence la partie blanche à gauche du billet, le portrait d'Europe et le chiffre ("100" par exemple) apparaissent en filigrane.

• En regardant, toujours par transparence, mais à droite cette fois-ci, la fenêtre située dans l'hologramme (le dessin en trois dimensions) devient transparente et laisse apparaître le visage de la déesse.

• En inclinant le billet, le nombre brillant, dans le coin inférieur gauche, passe du vert émeraude au bleu foncé et des petits symboles € scintillent.

• En inclinant la coupure, l'hologramme satellite situé en haut à droite de la bande argentée dévoile des petits € qui gravitent autour du nombre et deviennent plus clairs sous une lumière directe. 

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Plus de deux milliards de billets de 100 euros mis en circulation

Les très grosses coupures sur la sellette

Ils ont beau être peu utilisés en France, les billets de 100 euros circulent beaucoup au sein de la zone euro : 2,7 milliards sur 21 milliards de coupures tous montants confondus. C'est légèrement plus que les billets de 10 euros (2,5 milliards) et même dix fois plus que ceux de 200 euros qui sont pour leur part les moins utilisés. 

Les amateurs de la plus grosse des coupures resteront sur leur faim : le billet de 500 euros ne sera pas décliné dans la nouvelle série Europe car il est considéré par les autorités comme propice aux activités illégales. Sa version d'origine n'est d'ailleurs plus renouvelée depuis cette année, même si les coupures déjà émises conservent bien sûr leur valeur et continuent donc d'avoir cours légal.

*Pays de la zone euro : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie, Slovénie.

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