Ils se terminent ce mardi : quel bilan pour les soldes d'été 2020 ?

Ils se terminent ce mardi : quel bilan pour les soldes d'été 2020 ?
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CONSOMMATION - Reconstituer les trésoreries, relancer la consommation, écouler les stocks : l'objectif des soldes d'été 2020 qui se terminent ce mardi 11 août était triple. Mais le bilan est, pour le moins, mitigé pour cette opération décalée de trois semaines en raison de la pandémie de Covid-19.

Après une période extrêmement difficile en raison du confinement, les commerçants espéraient un sursaut lors des soldes d'été afin de pouvoir vendre leurs stocks et refaire un peu de trésorerie. Mais qu'en est-il au juste de ce cuvée 2020, débutée le 15 juillet et qui se termine ce mardi 11 août ? "Ce qu'on en attendait, c’est-à-dire pas un très grand cru", reconnait auprès de l'AFP Christian Baulme, le président de la Ronde des Quartiers, une association qui regroupe quelque 1.300 commerces de Bordeaux. Avant d'apporter une nuance : "Cela fait longtemps qu'il n'y a plus de grand cru dans les soldes". 

En effet, depuis plusieurs années, les solde, noyés entre ventes privées et braderies, ne font plus tellement recette. Pour ne rien arranger, la "fast fashion" essuie également de plus en plus de critiques et la tendance globale est plutôt à une moindre consommation qu'à l'inverse. Mais en cette année de pandémie de Covid-19 et après plusieurs mois d'activité en berne, les commerçants y voyaient quand même une opportunité de rebondir.

Alain Griset, ministre des PME : un bilan "plutôt nuancé"

Alors en ce dernier jour des soldes, quel résultat ? Pour Alain Griset, ministre délégué aux PME, le bilan est "plutôt nuancé". 

Selon lui, à Paris plus particulièrement, “les choses sont pour l'instant mesurées telles qu'elles sont ne pas très favorables”. Mais, “il y a chez les indépendants globalement une activité qui s'est bien maintenue”, a-t-il assuré, sans donner de précisions chiffrées, sur RTL. 

Dans les faits, il y a donc les heureux et les dépités. Une commerçante d'enseigne de prêt-à-porter premium du quartier parisien des Halles dresse ainsi un bilan "encourageant" dans son enseigne, auprès de l'AFP. Ses clientes ont notamment fait fi des mesures sanitaires "contraignantes" pour s'offrir quelques articles que certaines d'entre elles "ne peuvent pas s'acheter hors soldes".  Mais non loin, c'est un tout autre discours. Un autre commerçant lève les yeux au ciel en soupirant dans son masque : "La cata ! Regardez comme Paris est désert, tout le monde est parti en vacances...". Habituellement, il peut compter sur les touristes étrangers, mais ceux-ci sont peu nombreux cet été. 

Plus globalement, selon la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de la capitale, les trois quarts des 400 commerçants parisiens qu'elle a sondés sur le sujet fin juillet ont jugé l'édition 2020 décevante. 

Tous les regards déjà tournés vers la rentrée

Même constat pour le patron de la Confédération des Commerçants de France (CDF), Francis Palombi. Pour lui, vu le contexte inédit, "les soldes, quelle que soit la date, ne pouvaient pas être exceptionnels" en terme de ventes. Et les commerçants indépendants "ne pouvaient pas, après deux mois de fermeture, repartir sur des rabais de -50%", a-t-il estimé lundi sur Europe 1. Il juge par ailleurs que le résultat est "en moyenne plutôt moins bon que l'an dernier, mais pas forcément systématiquement". Autrement dit, cela dépend des régions et des articles soldés. 

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Alors face à ce bilan, les regards sont désormais tournés vers la rentrée et le plan de relance du gouvernement. Avec forcément beaucoup d'incertitudes : "Comment allons-nous être suffisamment en confiance pour consommer davantage que l'année dernière à la même période ?", s'interroge Emmanuel Le Roch, directeur général de la Fédération du commerce spécialisée Procos,. C'est là, tout l'enjeu des prochains mois ... 

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