Taxe foncière : son taux baisse dans les grandes villes... mais ne vous emballez pas trop vite

Mon argent
IMPÔT - Les grandes villes ont abaissé en moyenne de 0,6% leur taux de taxe foncière (à payer en octobre), selon une étude du cabinet FSL publiée lundi. Le repli est particulièrement marqué à Sète, Nice ou Argenteuil. Dans de nombreuses autres communes, les propriétaires doivent s'attendre malgré tout à payer un peu plus. Explications.

Les taux de taxe foncière (sur les propriétés bâties) vont un peu baisser cette année. Et cela n'était pas arrivé depuis une dizaine d'années. Selon une étude du cabinet FSL publiée ce lundi 20 mai, la moyenne des taux votés par les villes de plus de 100.000 habitants et leurs communautés de communes est ainsi en repli de 0,6%. Celle des villes de 40.000 à 100.000 habitants recule pour sa part de 0,3%. Les taux votés par les départements diminuent eux aussi, mais de façon à peine perceptible (-0,1%).


Cela ne veut pas dire pour autant que vous paierez moins si vous êtes concerné par cet impôt que seuls les propriétaires doivent payer (en octobre). D'une part, comme il s'agit de moyennes, vous n'êtes pas à l'abri qu'une augmentation ait malgré tout été décidée dans votre commune, communauté de commune ou département. D'autre part, outre ces taux, la facture finale intègre non seulement la revalorisation annuelle des bases d'imposition, calculée chaque année en fonction de l'inflation (revalorisation de +2,2% en 2019) mais aussi bien souvent une taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

Un relâchement de la pression fiscale lié au calendrier électoral ?

En détails, toujours selon cette publication de FSL, 94% des départements ont maintenu leur taux de taxe foncière cette année, 2% des départements l'ont augmenté (+15% dans les Landes, +1% dans les Ardennes) et 4% l'ont abaissé (-5,2% dans les Deux-Sèvres, -5% dans les Alpes-Maritimes, -2,5% dans le Morbihan, -0,1% dans le Bas-Rhin).


Quant aux taux communaux, ils ont par exemple fortement baissé à Sète (-10%), Nice (-9,2%), Nîmes (-8,1%) ou Argenteuil (6,2%). En tenant aussi compte des taux des départements et les éventuels taux des communautés de communes, cela donne un taux d'imposition en baisse de, par exemple, 6,5% à Nice, 4,5% à Nîmes et 3,6% à Argenteuil.


Des baisses qui pourraient s'expliquer par l'approche des élections municipales de 2020 : "En cette année pré-électorale, les grandes villes et leurs groupements à fiscalité propre diminuent la pression fiscale pesant sur les ménages", commentent les auteurs de l'étude. 

En vidéo

Taxe d'habitation : qui sont ces Français les plus aisés ?

Qu'en est-il également des taux de taxe d'habitation ? Ceux-ci ne bougent quasiment nulle part. Cet impôt, supprimé par paliers successifs depuis l'an dernier, est de toute façon censé être compensé par l'État. S'il avait été clairement annoncé que la taxe d'habitation disparaîtrait sur trois ans de 2018 à 2020 pour les 80% des ménages les moins aisés, un doute persistait pour les 20% restants (ceux dont le revenu fiscal de référence dépasse 27.000 euros par an pour une personne seule sans enfant). Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé jeudi dernier sur france-info que pour eux cet impôt serait supprimé en plusieurs fois.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter