La recette du bonheur : beaucoup de volonté et un peu de superstition

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SONDAGE - Les Français sont heureux malgré la crise, selon l'Observatoire du bonheur. Ils s'attèlent à construire leur bonheur avec des choses simples du quotidien. Mais cela n'empêche pas certains d'avoir des grigris pour conjurer le mauvais sort.

Vous êtes les artisans de votre bonheur. Pour deux tiers des Français (65%), non, le bonheur ne tombe pas du ciel. Bien au contraire, il est avant tout une question de volonté. C'est ce qui ressort du sondage* CSA pour Coca-Cola sur "Nos petits rituels du bonheur" que metronews dévoile en exclusivité ce mercredi 5 novembre 2014.

"L'idée que l'on construit son bonheur tout au long de la vie est profondément inscrite dans l'humanité", nous signale le neurobiologiste Jean-Pierre Ternaux, membre honoraire au CNRS et coordonateur de l' Observatoire du bonheur , qui a commandé cette étude.

Heureux malgré la crise

Et ce volontarisme paie, puisque 82% des sondés se disent heureux. "Un chiffre élevé qui doit nous faire relativiser l'impression de ras-le-bol et de pessimisme ambiants en temps de crise", souligne-t-il. Ce n'est en effet pas l'argent qui fait le bonheur au quotidien mais les choses simples de la vie, en premier lieu la famille ou la relation amoureuse.

Pour preuve, le sourire de leurs enfants comble de bonheur quatre Français sur dix et un "je t'aime" un tiers d'entre vous, bien avant un bon repas ou un baiser. Mais aussi de façon plus pragmatique, les jeunes surtout se réjouissent d'un succès professionnel ou du week-end qui approche.

Des choix rationnels et des grigris

Au-delà de ces joies du quotidien, pour un bon tiers d'entre vous (35%), le bonheur est avant tout une question de chance. Un "paradoxe" que relève notre chercheur : "Les Français se montrent à la fois tout à fait rationnels – en faisant des choix dans leur vie quotidienne pour aller petit à petit vers plus de plaisir, plus de bien-être et plus de bonheur – et irrationnels en gardant néanmoins sur eux un petit grigri."

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Seuls 16% possèdent cependant un porte-bonheur, surtout dans l'espoir d'influencer le destin dans les domaines de la santé et du jeu. Près d'un quart (23%) reconnaissent même être superstitieux. Certains rituels traversent ainsi les âges sans prendre une ride, comme le trèfle à quatre feuilles porte-bonheur (auquel 49% des sondés croient), le fait de toucher du bois pour porter chance (46%) ou à l'inverse la crainte de casser un miroir (36%).

*Etude réalisée les 21 au 22 octobre 2014 auprès de 1001 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogé sur internet selon la méthodes quotas en fonction du sexe, de l'âge, de la profession, de la région et de la catégorie d'agglomération.

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