Les ménages consomment 35% de moins qu'en temps normal : quelles sont les dépenses en berne ?

Les ménages consomment 35% de moins qu'en temps normal : quelles sont les dépenses en berne ?
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ACHATS - Stations-essence désertées, restaurants fermés, travaux de rénovation suspendus... les ménages consomment beaucoup moins qu'en temps normal, selon des estimations publiées ce jeudi par l'Insee. A l'inverse, d'autres dépenses, comme l'alimentaire, se maintiennent voire augmentent. Détails par secteur.

La mise en sommeil d'une partie de l'activité économique s'accompagne inévitablement d'une chute de la consommation. Les dépenses de consommation des ménages sont ainsi de l'ordre de 35% inférieures à la normale, évalue l'Institut  national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une estimation dévoilée ce jeudi 9 avril.

Mais si certaines dépenses sont clairement réduites à l'extrême, d'autres se maintiennent malgré tout. Nul besoin par exemple de remplir son réservoir d'essence quand les mesures sanitaires impliquent de laisser sa voiture au garage. A l'inverse, le besoin d'utiliser du gaz ou de l'électricité chez soi reste a priori constant, confinement ou pas. 

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Quant aux courses alimentaires, après avoir connu un pic le 16 mars (consommation multipliée par trois par rapport au lundi correspondant en 2019), elles ont finalement retrouvé un niveau proche de la normale voire en augmentation du fait que les cantines et restaurants sont fermés.

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Les différents types de dépense sont donc affectés d'une façon très contrastée. Voici, pour chaque poste, la baisse de consommation estimée par l'Insee :

• - 38% de dépenses pour les produits manufacturés : celles concernant le textile, l'habillement et le carburant sont très réduites. Pour l'automobile, elles sont quasi-intégralement arrêtées. L'énergie se maintient et l'agro-alimentaire augmente un peu.

- 33% pour les services principalement marchands : l'hébergement, la restauration et les transports reculent fortement. A l'inverse, les services de télécommunication, les services financiers et d'assurance ou les services immobiliers (principalement constitués des loyers) sont peu affectés.

• - 39% pour les services principalement non marchands : les formations privées sont en baisse et les soins de santé en ville diminuent fortement.

• - 90% pour la construction : la plupart des travaux de rénovation sont en effet suspendus.

• + 10% pour les produits agricoles : contrairement à la tendance générale, l'alimentaire résiste.

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