Les primo-accédants ne sont pas à la fête à Marseille

Les primo-accédants ne sont pas à la fête à Marseille

MARCHE - La Chambre des notaires de Marseille s'attend à une stabilisation des prix de l'immobilier pour 2015. Certains quartiers ont le vent en poupe, notamment celui de La Capelette.

Les prix de l’immobilier pourraient se stabiliser en 2015, après une baisse cette année. Dans la cité phocéenne, c’est le quartier de La Capelette (Xe) qui a le vent en poupe. Mais un point noir subsiste: la conjoncture économique ne permet pas aux plus jeunes d’acheter leur premier bien, malgré des taux d’intérêt au plus bas.

"En 2014, les prix ont eu tendance à baisser, et ce sur tous les marchés: l’ancien, le neuf ou les maisons individuelles. La tendance a été révélée en septembre, et cela se confirme depuis. Au mieux, cela pourrait se stabiliser", explique Agnès Banoun, de la Chambre des notaires de Marseille .

Selon elle, "la baisse des prix a permis une hausse du nombre de transactions, c’est un réajustement. En cette fin d’année, les bons produits se vendent. Le marché fait que les acquéreurs ont une marge pour négocier. Au bon prix, les appartements partent".

Des quartiers en pleine expansion

Sans surprise, ce sont dans les quartiers les plus prisés, notamment ceux des VIIe et VIIIe arrondissements (rue Paradis, les quartiers Périer, du Prado, Saint-Giniez...), que les ventes se portent le mieux. "Mais il faut aussi compter avec les quartiers en pleine redynamisation, comme la Joliette, précise Me Banoun. Même si celui-ci a connu un fléchissement en 2014. Dans le futur, il y aura peut-être aussi les quartiers situés plus au nord, dans la zone Euro-méditerranée 2. Mais pour le moment, c’est La Capelette qui est en pleine expansion, malgré le retard dû au manque d’un réseau routier efficace." Cette zone devrait être l’avenir de l’immobilier à Marseille, la présence de foncier le long de l’Huveaune, jusqu’à La Valentine, offrant un potentiel important.

Une baisse de 11% chez les primo-accédants

Reste cependant un point noir. Me Banoun affirme que, sur les six premiers mois de 2014, les ventes étaient supérieures de 20% à celles de l’année précédente sur la même période. En revanche, le marché a connu une baisse de 11% pour les primo-accédants. Un mauvais chiffre dû à la conjoncture économique actuelle: "Depuis 1998, l’immobilier a augmenté de 183% pour les appartements anciens, et de 151% pour les maisons. Les salaires n’ont pas suivi", précise Me Banoun.

Les taux d’intérêt des emprunts ont beau être au plus bas, les banques ne prêtent pas facilement et sont exigeantes sur les capacités d’endettement. "La remise en place des prêts à taux zéro pourrait permettre d’inverser la tendance", espère la notaire.

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