Libra : 3 choses à absolument savoir sur la future monnaie de Facebook

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Facebook lance sa propre monnaie : découvrez tout ce qu’il faut savoir sur cette monnaie virtuelle.

Facebook a annoncé en juin dernier le lancement à horizon 2020 de sa propre cryptomonnaie : le Libra. Et les réactions, nombreuses, n’ont pas toutes été très positives. Qu’est-ce que le Libra ? À quoi sert-il ? Comment fonctionne cette nouvelle monnaie virtuelle ? Quels obstacles doit-elle surmonter ? Découvrez les trois choses à absolument savoir sur le Libra.

Un moyen de paiement dématérialisé

Le Libra est une monnaie virtuelle ou crypto-monnaie entièrement dématérialisée. Il n’y aura pas de billets ou de pièces Libra. Comme le Bitcoin, elle repose sur le principe de la technologie Blockchain. Elle servira à ses utilisateurs de moyen de paiement, notamment aux membres de Facebook. Le célèbre réseau social prévoit en effet de développer un porte-monnaie électronique et une plateforme de services autour du Libra, appelée Calibra. Le Libra permettra aussi de réaliser des paiements via Messenger et WhatsApp. Objectif affiché par le patron de Facebook : simplifier le paiement. 

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Mais le Libra devrait également s’imposer comme monnaie alternative dans la vie de tous les jours et même comme une monnaie de référence dans les pays émergents connaissant une forte inflation. Le Libra sera en effet un « stable coin », ou devise stable, ce qui signifie que son taux de change sera limité et encadré. Dans un premier temps, les utilisateurs devraient même pouvoir convertir les monnaies traditionnelles sans commission. De quoi s’assurer d’un lancement prometteur !

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Une initiative menée par de nombreuses entreprises

Facebook n’est pas seul dans cette aventure. La société fondée par Mark Zuckerberg s’est entourée de 28 sociétés de différents secteurs d’activité et de différents pays pour lancer la crypto-monnaie qui pourrait bien réellement concurrencer les monnaies réelles. Parmi elles, on compte des poids lourds du paiement comme Visa ou Mastercard mais aussi l’entreprise française Iliad (Free). 

La cryptomonnaie sera gérée et régulée par une fondation à but non lucratif basée à Genève dont Facebook ne sera qu’une entité parmi d’autres.

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Une annonce qui passe mal auprès des États

Pour autant, l’annonce du géant du web a suscité un tollé auprès des États et des régulateurs qui pointent déjà le problème de confidentialité des transactions, un sujet sensible pour Facebook qui s’est déjà illustré avec l’affaire Cambridge Analytica qui remettait en cause la gestion des données personnelles du célèbre réseau social. Mais les États soulèvent aussi les problèmes de blanchiment d’argent que pourrait permettre le Libra, ainsi que la concurrence que pourrait représenter la cryptomonnaie avec les monnaies des États. Et c’est sans compter sur le bilan écologique du Libra qui, comme toutes les monnaies virtuelles, se révèle être extrêmement énergivore.

Envie d’en savoir plus ? Retrouvez notre dossier complet sur Facebook et le Libra.

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