5 objets indispensables pour une salle de bain zéro déchet (ou presque)

5 objets indispensables pour une salle de bain zéro déchet (ou presque)

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BONNES RÉSOLUTIONS - Dans le cadre de son partenariat avec le prix My Positive Impact et de la semaine du zéro déchet, LCI vous parle consommation responsable. Alors que plus de 75.000 tonnes de produits cosmétiques et d'hygiène sont jetés chaque année en France, voici quelques bons plans pour réduire leur quantité.

Cotons démaquillants, brosses à dents, cotons-tiges, flacons de gel douche... En général, la poubelle de notre salle de bain se remplit assez vite. D'ailleurs, selon une étude Ipsos commandée par Eco-Emballages en 2010, nous jetons en moyenne 75.000 tonnes d'emballages de produits cosmétiques et d'hygiène par an. À l'heure où la réduction des déchets est devenue un enjeu majeur pour notre planète, LCI vous présente cinq articles indispensables pour se rapprocher d'une salle de bain zéro déchet.

Les lingettes démaquillantes lavables

Entre le coton imbibé de démaquillant pour ôter son rouge à lèvres, celui pour faire disparaître son mascara et celui pour enlever son fond de teint, les femmes utilisent chaque semaine une bonne vingtaine de disques démaquillants. Sachant que 526 litres d'eau, additionnés d'une bonne quantité de pesticides, sont nécessaires à la production de 100 grammes de coton, et que le blanchiment des disques nécessite un traitement chimique, on comprend assez vite que cette méthode de démaquillage n'est vraiment pas écologique.


Pour y remédier, Laëtitia Van de Walle, fondatrice de la marque éco-responsable Lamazuna, a créé des lingettes démaquillantes lavables. Constituées de fibres synthétiques, elles sont réutilisables plus de 300 fois chacune. Pour les utiliser, il suffit de les humecter avec de l'eau du robinet et de les passer sur son visage. Nul besoin de lotion démaquillante ! Vendues 9,90 euros le lot de 10, elles sont fabriquées en Espagne, et découpées en France.

Autre marque mais même principe. Depuis juin 2015, Fun'Ethic commercialise également des lingettes démaquillantes en microfibres. Fabriquées en Alsace grâce au recyclage de matières synthétiques, elles sont vendues 6,99 euros le lot de 5.

La brosse à dents à tête interchangeable

La plupart des dentistes, ainsi que la Sécurité sociale, recommandent de changer de brosse à dent tous les trois mois. Une habitude qui ramène à jeter quatre bâtonnets de plastique à la poubelle tous les ans alors que seuls les poils sont usés. La marque Bioseptyl, qui fabrique tous ses produits en France, commercialise des brosses à tête interchangeable. Baptisées Edith, elles sont composées d'un manche en bois de hêtre, à conserver, et d'une tête à visser sur celui-ci. Vendues 14,90 euros, il faut ajouter à cela le prix du recyclage de la tête de brosse à dents usagée, à renvoyer au siège de Bioseptyl (1,18 euro pour une tête, 3,67 euros pour 4 à 9 têtes).

Moins design, mais moins chères, les brosses à dents Monte Bianco reprennent le même concept. Fabriquées en Allemagne, elles sont faites de matière plastique. Elles sont vendues environ 2,50 euros (le prix diffère selon les revendeurs), tandis que le lot de trois têtes, avec des poils de soie ou de nylon, est vendu environ 3,50 euros.

Le coton-tige unique

Largement utilisé en Asie du Nord-Est, en Corée ou encore en Japon, l'Oriculi permet de remplacer le coton-tige. Egalement vendu par la marque Lamazuna, il permet, grâce à son embout en forme de "petite cuillère", de retirer le cérumen visible à l'entrée de l'oreille. "A la base, les cotons-tiges étaient faits pour nettoyer les bébés. Pour les oreilles, l'embout ouaté est trop gros et pousse la cire d'oreille, entraînant parfois la formation d'un bouchon", explique Laëtitia Van de Walle. Fabriqué en bois de bambou, il est réutilisable à vie et vendu 4,50 euros.

D'autres cure-oreilles, en métal, sont également vendus dans le commerce. Peut-être plus hygiénique, le contact froid de la matière est malgré tout moins agréable.

Les cosmétiques au flacon réutilisable

Votre pot de crème est terminé ? Poubelle ! Ce gaspillage, CoZie, a voulu y mettre fin. La marque, qui commercialise ses propres cosmétiques, propose une consigne sur ses flacons. En rapportant un contenant vide ou en le renvoyant gratuitement par courrier, vous obtenez ainsi 1,50 euro de réduction sur votre prochain achat. Le flacon et son bouchon sont lavés en ESAT (Etablissement et Service d'Aide par le Travail) avant d'être à nouveau rempli de crème pour les mains, d'huile pour le visage ou de déodorant. Les produits, vendus de 10,50 à 21 euros, sont fabriqués en France. Dans certains points de vente de la marque, une machine permet de remplir son flacon avec la quantité désirée. Le prix s'établit alors en fonction du poids.

Des shampoings et dentifrices sans emballages

Mais le mieux est tout de même de ne pas avoir de contenant. S'il est assez simple de trouver des pains de savon pour le corps en superette et supermarché, la mission devient plus ardue lorsqu'il s'agit de shampoing. Pourtant, de plus en plus de marques en commercialisent. Si Lush, présente à peu près partout en France, les décline pour tous les goûts et types de cheveux, le site Slow-cosmétiques en propose également une large sélection. Les produits sont la plupart du temps emballés dans un simple carton, recyclable ou compostable. De 5 à 25 euros les 100 grammes, un pain équivaut à environ deux bouteilles de shampoing liquide. Economique et écologique !


Du côté des dentifrices, l'option solide est là encore disponible. Mais si l'on resserre notre sélection sur les produits zéro déchet, l'offre se restreint largement. Nombreux sont en effet les pains nettoyants à être conditionnés dans des pots en métal. Seules deux marques proposent des dentifrices solides disposés dans un emballage compostable. Il y a tout d'abord la savonnerie Aubergine, basée près de Rennes. Outre ses shampoings et savons solides bio et saponifiés à froid, elle propose deux références en matière de dentifrice : l'une aux huiles essentielles de citron vert et patchouli, l'autre à l'huile essentielle de menthe poivrée et à la réglisse. Leur prix : 3,90 euros pour 33 grammes.

L'autre marque n'est autre que Lamazuna. Goût cannelle, sauge-citron ou menthe poivrée, les dentifrices sont cette fois fichés sur des bâtonnets de bois. Plus chers que ceux de la savonnerie Aubergine, ils sont vendus à 9,90 euros les 17 grammes.

Pour que les bonnes idées de quelques-uns deviennent la chance de tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme et l’Union Nationale des CPIE proposent la seconde édition des trophées My Positive Impact. Initié en 2015, l’événement est un concours citoyen national de valorisation des solutions pour le climat. Du 6 au 30 novembre, 30 solutions pour relever les défis écologiques et climatiques, imaginées par des associations, des collectivités et des start’up/PME, sont portées à la connaissance d’un large public sur mypositiveimpact.org. My Positive Impact ambitionne de faire de ces solutions, trop souvent expérimentales ou méconnues, les standards de demain en leur offrant la visibilité qui leur manque. Grâce à vos votes, aidez-les à gagner en visibilité et les bonnes idées de quelques-uns deviendront la chance de tous !

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