Pastis, rhum, bière... pourquoi les prix des alcools flambent

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FLAMBÉE - Selon une étude du cabinet Nielsen, les alcools ont vu leur prix augmenter de 3,2% en moyenne, et ce depuis le 1er février et la mise en application de la loi Alimentation. Certains types d'alcool sont plus touchés que d'autres.

Les premiers effets de la loi Alimentation commencent à se faire ressentir. Deux mois après son entrée en vigueur, les prix dans la grande distribution, sur la période analysée du 26 janvier au 29 mars, sont restés en moyenne plutôt stables (+0,1%). Toutefois, selon le cabinet d'études Nielsen, qui a analysé les 1000 références produits les plus vendues, il existe des disparités entre certains produits alimentaires. Les prix des surgelés salés et, principalement, les alcools ont augmenté fortement.


En moyenne, les tarifs du secteur ont augmenté de 3,2 %. Mais certains alcools sont plus touchés que d'autres. Si les bouteilles de champagne et de vin sont relativement épargnées par cette flambée (+1,1% et +1,4%), le prix des mousseux a pris +5,3%, celui du pastis +6,8% et celui des bières +7,3%. Les rhums et les gins se sont respectivement envolés à +8,6 % et + 8,8%.

Ces augmentations sont les conséquences de la loi Alimentation appliquée depuis le 1er février dernier. La nouvelle législation force les distributeurs à mieux rémunérer les producteurs issus de toutes les filières agricoles, régulièrement rémunérés en dessous de leur prix de revient. Pour s'en assurer, les supermarchés et hypermarchés ont désormais l'obligation de vendre au moins 10% plus chers les produits achetés pour éviter les ventes à perte et les promotions trop importantes sur les produits d'appel, comme les biscuits Prince de Lu, les crèmes Danette ou encore le pastis Ricard. C'est ce genre de promotion agressive, à 70%, sur la pâte à tartiner Nutella qui avait provoqué des empoignades dans plusieurs hypermarchés en 2018.

Interrogé par LCI en janvier dernier, le président de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, Alain Bazot, s'était montré très critique envers cette mesure : "Cette loi augmente les marges de la grande distribution, c'est aberrant", avait-il déclaré. "Par un effet miracle, on espère que les revenus agricoles vont s'améliorer (...) C'est une vaste farce".

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