Louis, 84 ans, abusé par le démarchage téléphonique : comment ne pas vous faire avoir

Louis, 84 ans, abusé par le démarchage téléphonique : comment ne pas vous faire avoir

PROSPECTION - Attention, les démarcheurs téléphoniques peuvent vous faire souscrire un contrat au bout du fil en quelques minutes. A partir de l'exemple vrai de Louis, 84 ans, l'UFC-Que Choisir décrypte leur technique redoutable. Il existe cependant des moyens de contester.

Certains démarcheurs poussent le bouchon un peu trop loin. L' UFC-Que Choisir  dénonce ainsi les pratiques de la société One two tel, spécialisée dans la téléphonie fixe, à travers l'exemple de Louis, 84 ans, qui a souscrit un contrat de téléphonie dont il n'avait sans doute pas besoin (voir document audio en-dessous de l'article). 

C'est d'autant plus troublant que c'est légal. Des télévendeurs peuvent faire souscrire des contrats par téléphone en quelques minutes tant qu'ils respectent un cadre strict. Voici les principales règles décrites dans le Code de la consommation (art. L121-19 et L121-34 ) :
Pendant l'appel  Le professionnel doit vous préciser son identité et la nature commerciale de l'appel ainsi que les caractéristiques essentielles de du bien ou du service (prix, durée, existence ou non d'un droit de rétractation).
Après l'appel  Le professionnel doit vous adresser par écrit une confirmation de l'offre en cas de démarchage, c'est-à-dire s'il a été à l'initiative de l'appel. Vous n'êtes réellement engagé qu'après avoir signé et renvoyé ce document ou donné votre consentement par voie électronique. En outre vous pouvez vous rétracter pendant 14 jours.


Louis, 84 ans, noyé par trop d'infos

Document sonore à l'appui, l'association de consommateurs dissèque les 6 minutes de conversation qui ont conduit cette personne âgée à souscrire un contrat dont il n'avait pas besoin. La méthode consiste à respecter les obligations légales tout en noyant le poisson.

Rien de tel alors que d'abreuver le client d'informations à toute vitesse (coordonnées de la société, données techniques, conditions générales de vente, tarifs des communications) tout en abusant des termes compliqués pour un octogénaire (connexion Internet, présélection, rétractation, coûts de connexion) et en monopolisant la parole pour ne pas laisser de place aux questions dérangeantes. 

Plainte pour abus de faiblesse

Pour rassurer le client, des phrases sécurisantes sont égrainées au fil de la conversation ("Ne vous inquiétez pas", "Vous pourrez accéder au récapitulatif de l’offre à votre guise"). Et pour conclure l'affaire, le téléopérateur fait confirmer la souscription au retraité en lui faisant taper *101 sur le clavier de l'appareil.

Problème : cette dernière étape est un consentement par voie électronique. Seule issue : se rétracter dans les 14 jours. C'est ce qu'à pu faire, in extremis, le fils de Louis en retournant le bordereau de rétractation. Le contrat a ainsi été annulé. Il n'empêche qu'une plainte a été déposée pour abus de faiblesse.  

EN SAVOIR + 
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Démarchage téléphonique : 3 conseils pour éviter les démarcheurs >>  Carte Pass Carrefour : vous payez peut-être une assurance sans le savoir

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