Nutella à prix bradé : Bruno Le Maire demande à Intermarché de ne plus refaire ce genre de promo

DirectLCI
POLÉMIQUE - Une semaine après les scènes de quasi émeutes dans plusieurs Intermarché pour du Nutella à -70 %, le ministre de l'Economie est monté au créneau ce mercredi 31 janvier.

L'affaire devient politique. Quelques jours après les images désolantes de personnes en venant presque aux mains pour profiter d'une promo monstre d'Intermarché sur des pots de Nutella, Bruno Le Maire a critiqué ce mercredi l'opération commerciale proposée par l'enseigne. "J'ai reçu le directeur d'Intermarché hier (mardi, ndlr). Je lui ai dit que ça ne pouvait pas se renouveler, on ne peut pas avoir des scènes comme cela tous les quatre matins en France", a déclaré sur RTL M. Le Maire, invitant à ne pas "banaliser" les bousculades survenues.


Interrogé sur le fait de savoir si la promotion proposée par l'enseigne de grand distribution était "saine", le ministre a répondu de façon négative. "Il y a un accord qui a été signé par Intermarché et les autres distributeurs pour ne plus faire ce genre de promotions. Ils doivent tenir parole", a insisté le locataire de Bercy, alors qu'un projet de loi doit être présenté ce mercredi pour mieux encadrer la grande distribution. Parmi les mesures phares de ce projet, issu des Etats généraux de l'alimentation, figurent un encadrement des promotions dans les grandes surfaces, ainsi qu'un relèvement de 10% du seuil de revente à perte.

Intermarché a récidivé avec des couches et du café

L'enseigne de la grande distribution avait pourtant proposé de jeudi à samedi derniers une promotion de 70% sur la célèbre pâte à tartiner à la noisette, vendue au prix de 1,41 euro au lieu de 4,50 euros pour un pot de 950 grammes... Mais malgré la polémique suite aux vidéos montrant des clients se ruant sur les pots ont fait le tour des réseaux sociaux et les excuses d'Intermarché qui ont suivi, le groupe de distribution poursuit son opération avec d'autres produits, promettant actuellement d'importants rabais sur des couches et du café.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé lundi avoir lancé une enquête sur cette opération. "La DGCCRF a la responsabilité, je lui ai demandé hier, d'aller vérifier qu'ils tiennent bien leur parole", a insisté Bruno Le Maire. "La confiance, c'est très bien, le contrôle, c'est beaucoup mieux", a ajouté Bruno Le Maire.

Plus d'articles

Sur le même sujet