Le Medef et les représentants des DRH pas fans du prélèvement à la source

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IMPÔTS - Des représentants des DRH et du Medef craignent que la mise en place du prélèvement à la source n'ait pour incidence de les mettre en première ligne pour gérer les tensions qu'engendrera la baisse du salaire affiché sur la fiche de paie

L'application au 1er janvier 2018 du prélèvement à la source pourrait avoir une conséquence inattendue dans les entreprises. Avec un impôt directement prélevé sur la feuille de salaire, l'Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH), en substance, que les salariés ne comprennent pas pourquoi ils toucheront moins d'argent à la fin du mois. Et qu'ils s'en prennent à eux. La confidentialité des données, problématique soulevée par le Conseil d'Etat, tout comme l'illisibilité du celendrier, eux, ne sont pas mentionnés.

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     "Le fait que les salariés vont voir leur salaire net perçu baisser, même si le salaire réel ne change pas, va avoir des conséquences relationnelles et managériales" et "ajouter des éléments de tension", estime Benoit Serre, vice-président de l'association, interrogé par l'AFP.

    Un rôle de médiateur

    Une crainte partagée par Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef. "Le salarié qui touchait avant 2200 euros va toucher 2000 euros. Qu'est-ce qu'il va faire dans les PME ? Il va aller voir son patron en disant 'pourquoi je touche 200 euros de moins?'", s'est-il plaint sur Europe 1, même si la communication sur le sujet ne manque pas, aussi bien de la part du gouvernement que des médias. Les DRH et les patrons craignent malgré tout que leurs salariés n'aient pas reçu l'information et ainsi, de devenir premières personnes vers lesquelles se tournera le salarié, afin de "comprendre les nouvelles règles fiscales" et "l'instabilité de leur salaire net". 

    Ils devront alors servir de médiateur pour expliquer que si le salaire perçu à la fin du mois est moins important, il bénéficiera malgré tout de la même somme annuelle qu'avant la réforme. Que ce soit pour le vice-président du Medef ou le vice-président de l'ANDRH, le prélèvement à la source ajoutera en plus une charge supplémentaire aux entreprises, qui devront assumer à leurs frais les "coûts informatiques" et la "formation des collaborateurs".

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