Péages, prime d'activité, retraites, gaz : ce qui change pour votre budget en février

Mon argent
FINANCES PERSO - Conséquence du mouvement social des Gilets jaunes, différents coups de pouce en faveur du pouvoir d'achat sont mis en place ou deviennent effectifs en février. Tarif préférentiel aux péages d'autoroute, bonification de la prime d'activité, annulation de la hausse de la CSG pour les retraités modestes ou encore baisse des tarifs du gaz, tour d'horizon.

Quelques jours après l'envoi des premières fiches de paie directement amputées de l'impôt sur le revenu, le mois de février va démarrer avec quelques changements directement liés aux revendications exprimées par les Gilets jaunes. 


Entre  tarifs préférentiels du péage pour les conducteurs empruntant très régulièrement les autoroutes, la bonification de la prime d'activité pour les salariés touchant une rémunération proche du Smic ou encore l'annulation (rétroactive) de la hausse de la CSG pour les retraités modestes, voici ce qui vous attend désormais. 

Péages : hausse de 1,8% à 1,9% (mais baisse de 30% pour les usagers réguliers )

Les sociétés d'autoroute augmentent leurs tarifs de 1,8% à 1,9%. La possibilité, un temps évoquée, de geler les tarifs pour favoriser le pouvoir d'achat des usagers n'a donc finalement pas été retenue. 


A la place, les concessionnaires font tout de même un geste en faveur des conducteurs qui utilisent régulièrement leurs réseaux. "Grâce à de nouveaux abonnements, tout usager effectuant au moins dix allers/retours dans le mois sur un même itinéraire bénéficie d'une réduction de 30% des tarifs des péages sur l'ensemble des trajets", selon le ministère des Transports. Le prix de cet abonnement ne peut pas dépasser 2,50 euros mensuels.

Prime d'activité : la revalorisation (jusqu'à 90 euros) devient effective

Le premier versement tenant compte de sa revalorisation arrive à partir du 5 du mois. La prime d'activité a en effet été élargie dès janvier, avec un montant (jusqu'à 90 euros supplémentaires autour du Smic) et un nombre de bénéficiaires revu à la hausse (1.2 million de foyers éligibles en plus). La ministre de la Santé Agnès Buzyn a indiqué, jeudi soir sur CNews, que la prime serait bien versée le 5 février, 616.000 dossiers ayant déjà été traités sur un total de 660.000 demandes déposées. 


Ces augmentations se concrétisent pour la première fois avec les paiements effectués par les caisses d'allocations familiales début février. En tenant également compte de l'augmentation légale du Smic de 1,5% qui a eu lieu au début de l'année et qui a été visible pour la première fois sur les salaires de janvier, la hausse potentielle peut donc légèrement dépasser les 100 euros.

Petites retraites : CSG pas encore modifiée (mais la baisse sera rétroactive)

Ce mois-ci encore, les retraités modestes vont se voir prélever une contribution sociale généralisée (CSG) au taux plein de 8,3%. Ils sont pourtant censés bénéficier depuis janvier d'une annulation de la hausse de la CSG de 1,7 point, ce qui ramène dans leur cas cette contribution à 6,6%. 


A noter que cette mesure concerne uniquement les retraités ayant un revenu fiscal de référence inférieur à 22.580 euros (34.636 euros pour un couple), soit une pension de 2.000 euros pour un retraité célibataire et sans autre revenu. Les intéressés se feront finalement rembourser la différence de façon rétroactive mais seulement en mai. En attendant, ils doivent donc avancer ce surplus de CSG. 

Gaz : - 0,73%

Les tarifs réglementés du gaz pour un client chauffé avec cette énergie baissent en moyenne de 0,73%. Le gouvernement avait demandé à Engie, en décembre, de prendre des mesures adéquates pour que ces tarifs n'augmentent pas jusqu'à la fin du mois de juin. Une formule de calcul, validée par la Commission de régulation de l'énergie, et qui doit donner lieu à un prochain décret, permet d'obtenir une réduction totale de 2,5 euros par mégawattheure entre janvier et juin.


Sur six mois, la baisse atteindra ainsi 4,1% du tarif moyen (en comptant également le repli de 1,9% en janvier). Une stabilisation est d'ores est déjà prévue en mars, avant trois nouvelles baisses consécutives (-1,91% en avril, -0,6% en mai et -0,45% en juin). Environ 4,5 millions de foyers sont concernés par ces prix. 

Supermarché : hausse des prix de certains produits alimentaires ?

C'est un possible effet pervers de la nouvelle loi Alimentation ayant notamment vocation à défendre les producteurs français. Le relèvement du seuil de revente à perte dans la distribution devrait conduire à une hausse des tarifs sur 4% des produits alimentaires de grande consommation, selon le ministre de l'Agriculture. "500 produits sur 13.000" dans les supermarchés et "800 produits sur 20.000" dans les hypermarchés devraient ainsi augmenter. Selon une enquête du Parisien publiée le 30 janvier, des centaines de produits de grande consommation (comme le Nutella, les yaourts Danone ou encore le lait Guigoz) devraient ainsi grimper en moyenne de 5% à 6%.

En vidéo

VIDÉO - Revenus fonciers : ce que le prélèvement à la source va changer

Concernant la fiscalité, à  noter que les travailleurs indépendants et les particuliers percevant des revenus locatifs et ayant choisi le prélèvement à la source trimestriel (au lieu de mensuel, par défaut) seront débités pour la première fois le 15 février.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Impôts et prélèvement à la source : le grand basculement

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter