Pharmacie en ligne : seulement un Français sur dix a déjà osé

Pharmacie en ligne : seulement un Français sur dix a déjà osé

Mon argent
DirectLCI
SANTE - Bien qu'une grande majorité des Français recourent à l'automédication, ils ne se dirigent pas en priorité vers une e-pharmacie pour faire leurs achats, révèle un sondage Ifop. Mais ouvrir cette pratique aux médicaments avec ordonnance pourrait faire de nouveaux adeptes.

Plus d'un an après son lancement, la vente des médicaments en ligne peine toujours à convaincre . Une enquête Ifop réalisée à l'occasion du lancement du réseau de vente en ligne Pharmarket.com révèle que seulement un Français sur dix a recours aux e-pharmacies pour acheter ses médicaments sans ordonnance. Les principaux adeptes sont les personnes de catégories socioprofessionnelles supérieures (18 %), les résidents de la région parisienne (17 %), les familles avec enfant (17 %).

En France, l'autorisation de la vente en ligne de médicament en janvier 2013 s'est accompagnée d'un décret encadrant strictement cette nouvelle pratique : seuls les 4 000 médicaments délivrés sans ordonnance peuvent être achetés en ligne et les sites doivent être adossés à une pharmacie physique existante. De plus, avant de se lancer dans l’e-commerce, les pharmacies doivent recevoir l'aval de l’Agence régionale de santé (ARS) dont elles dépendent et de l'Ordre national des pharmaciens.

Suivre l'exemple du Portugal ou de l'Allemagne

Mais plus d'un sur trois souhaiterait voudrait que ce principe s'étende aux médicaments délivrés avec ordonnance. Une possibilité qui existe déjà dans d'autres pays européens, comme le Royaume-Uni, le Portugal, l'Allemagne, le Danemark et la Suède. De même, 34 % apprécieraient que la commande en ligne se fasse par l'intermédiaire de leur médecin. Une proportion qui s'élève à 45 % parmi les catégories socioprofessionnelles supérieures et à 44 % dans les foyers avec enfant.

L'enquête se penche aussi sur les habitudes d'automédication des Français, très répandue : la quasi-totalité (97 %) des sondés y a recours, dont 46 % "par habitude" face à certains symptômes récurrents. Sans surprise, les principales motivations sont le gain de temps et d'argent. Une proportion non négligeable reconnaît, en outre, utiliser des médicaments conseillés par un proche (56 %). Au final, près d'une personne sur deux pratiquant l'automédication estime qu'elle n'a pas besoin de consulter un médecin (47 %).

Avant même que la vente en ligne de médicaments ne fête son premier anniversaire, cette pratique avait suscité l'inquiétude de beaucoup de patients, après que l'Ordre des pharmaciens épingle une dizaine de sites illégaux basés à l'étranger. D'autant que les officines en ligne doivent faire face à de la concurrence : le projet de loi sur la consommation introduit en grande surface les tests de grossesse et l'Autorité de la concurrence souhaite que la vente des médicaments sans ordonnance y soit autorisée.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter