"Piège marketing, simple mais terriblement efficace" : l'UFC-Que Choisir attaque Lastminute en justice

Une voyageuse agacée / Photo d'illustration
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SURCOÛT - L'UFC-Que Choisir accuse Lastminute de "pratiques commerciales illicites" concernant la souscription d'assurances lors de l'achat d'un billet d'avion. L'association de défense de consommateurs annonce ce lundi avoir saisi le tribunal judiciaire de Paris.

Chercher un billet d'avion si possible pas cher et se retrouver avec une facture gonflée par une assurance sans vraiment avoir réalisé qu'on y souscrivait. À en croire l'UFC-Que choisir, cette déconvenue arrive à des clients de Lastminute. L'association de défense de consommateurs annonce en tout cas ce lundi 27 janvier avoir attaqué le site de voyages devant le tribunal judiciaire de Paris "pour pratiques commerciales illicites, agressives et trompeuses". 

À noter que la décision (par laquelle Que Choisir espère que l'opérateur soit sanctionné) devrait intervenir dans plusieurs mois. Mais d'ores et déjà, l'association recommande aux clients de faire preuve de vigilance afin d'éviter ce qu'elle qualifie de "piège marketing, simple mais terriblement efficace".  Voici donc les ressorts de cette pratique :

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Que ce passe-t-il à la réservation ?

"Alors que les consommateurs ne choisissent pas initialement d'assurance, le voyagiste fait apparaître, après validation du moyen de paiement, une fenêtre de pop-up qui détourne l'attention des consommateurs et leur fait souscrire l'assurance la plus chère [NDLR : "protection totale" incluant annulation, assistance médicale, perte ou dommages bagages] sans s'en rendre compte", regrette l'association.

Quel est le surcoût potentiel  ?

Son tarif varie selon le prix du billet. Par exemple, cette protection totale coûte 17,81 euros par personne et par trajet dans le cas d'un aller-retour Paris-New York à 372,03 euros par personne, soit 71,24 euros pour deux, selon un cas détaillé par Le Parisien

Multiplié par le nombre de clients concernés également à l'étranger, le procédé rapporterait gros. Début novembre, le journal britannique The Times avait calculé qu'il pourrait permettre de dégager 6 millions de livres (soit 7,1 millions d'euros) de recettes supplémentaires si un quart des clients du voyagiste (qui vend plus d'un million de vols et de séjours par an au Royaume-Uni) souscrivait, volontairement ou non, aux assurances proposées.

Le client peut-il se rétracter après avoir passé commande  ?

Non, car la règle des 14 jours de délai de rétractation qui vaut pour les achats en ligne ne s'applique pas  dans le cas d'une assurance voyage. Toutefois dans l'attente d'un jugement, l'association invite les clients qui auraient été victimes de cette pratique à compléter son appel à témoignages (accessible ici). La société Lastminute, contactée par LCI ce lundi, n'a pas souhaité faire de commentaires dans l'immédiat.

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