Plats cuisinés à la viande, produits laitiers : l'origine étiquetée à partir du 1er avril, mais...

Plats cuisinés à la viande, produits laitiers : l'origine étiquetée à partir du 1er avril, mais...

ALIMENTAIRE - La mesure devait entrer en vigueur dès le 1er janvier. Mais, comme annoncé ce jeudi, il faudra finalement attendre le 1er avril 2017 pour l'étiquetage de l’origine de la viande et du lait des plats transformés et autres briques. Ces labels ne concerneront que les produits issus des entreprises françaises.

Briques de lait, fromages, plats "traiteur"... jusqu'ici, les indications sur l'origine du produit ne figuraient sur l'emballage qu'au bon vouloir de l'industrie agroalimentaire. A compter du 1er avril, les choses vont changer. L'étiquetage du pays de naissance, d'élevage, d'abattage et de transformation des animaux utilisés deva obligatoirement être inscrit sur les plats cuisinés contenant du lait et/ou de la viande, mais aussi les classiques briques de lait. Pour bénéficier de l'appellation "origine France", le produit devra provenir d'un circuit intégralementv hexagonal. 

La mesure, issue d'une directive européenne, devait initialement entrer en vigueur en France dès le 1er janvier. Mais, ce jeudi, le ministère de l'Agriculture a annoncé que son application était reportée de trois mois, pour permettre aux industriels d'écouler les produits déjà étiquetés et "éviter le gaspillage".

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Le spectre des "lasagnes au cheval"

La mesure, annoncée en août dernier, fait suite au scandale européen dit de la viande de cheval. L'affaire avait éclaté en 2013 au Royaume-Uni sur des steacks hâchés. En France, l'Agence française anti-fraudes (la DGCCRF) avait dans la foulée annoncé que 750 tonnes de viande faussement étiquetées bœuf étaient sorties de l'usine française de transformation Spanghero. Son sous-traitant Comigel avait cuisiné 4,5 millions de plats - des lasagnes essentiellement - avec cette viande, avant de les livrer à pas moins une trentaine d'entreprises dans 13 pays, dont les géants de la distribution Picard, Carrefour, Auchan, Monoprix, etc. 

Contacté par LCI, Alain Bazot, président de UFC-Que Choisir, est satisfait de cette réforme annoncée en août dernier. Elle était reclamée depuis des années par les associations. "Cela donne beaucoup de traçabilité aux produits, et une liberté de choix au consommateur de savoir s'il achète un produit dont l'origine est française, italienne, espagnole. Et s'il se fiche complètement de l'origine... au moins il a cette liberté de choisir", estime-t-il.  

Quelques bémols toutefois. Seules les marques dont le siège social se trouve en France sont concernées. Même si peu à peu, les autres pays de l'UE seront contraints de s'y mettre. Il faudra donc partir à la pêche au made in France dans les rayons. De plus, concernant la viande, seuls les plats cuisinés en contenant plus de 8 % seront obligatoirement étiquetés. Quant au lait, il devra être un ingrédient présent à hauteur de 50 % au moins pour bénéficier d'une traçabilité écrite. Quoi qu'il en soit la mesure, mise en place à titre expérimental, aura deux ans pour faire ses preuves. 

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