Pourquoi certaines personnes ne se contentent-elles jamais de ce qu'elles ont ?

Pourquoi certaines personnes ne se contentent-elles jamais de ce qu'elles ont ?
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PSYCHO – Metronews fait le tour de tous ces comportements qui vous tapent sur le système chez les autres... mais aussi chez vous. Appelés à la rescousse, des experts vous expliquent le comment du pourquoi. Enfants, vie quotidienne ou en voiture, tout y passe.

Ça fait des semaines que Lucie vous parle de son prochain sac. Pas un jour sans que vous n'ayez droit au couplet sur l'objet de ses rêves. Une fois acheté, c'est enfin l'occasion pour vous de parler d'autre chose. Erreur. Elle a repéré des escarpins. Et c'est reparti pour un tour.

Sophie Machot, coach certifiée, formatrice en relations humaines et auteur de Cultivez votre bonheur éditions Eyrolles , décrypte en trois points ces comportements qui ont de quoi agacer.

► Ce que l'on ressent
"Au départ, qu'il s'agisse d'un vélo ou d'un sac, nous y pensons, nous économisons, puis arrive la phase de la possession de l'objet tant convoité. Nous sommes alors heureux... du moins pour un temps. Mais le bonheur est périssable. Après l'euphorie des premiers instants, au fil du temps, l'objet perd de son charme pour échouer, en quelques mois parfois, au rang d'objet courant. Personne n'échappe à ce sentiment." Dites, l'accoutumance, ça marche aussi quand on a gagné au loto. Vraiment ?

► Ce qui se passe
"Nous sommes constamment attirés vers plus de plaisir. A l'heure où ce que l'on a périme très vite, ne pas donner de sens à ses achats enclenche encore plus rapidement le compte à rebours de l'habituation. Avec pour conséquence, des placards d'où débordent des vêtements et autres que l'on ne voit plus, et encore moins comme des sources de joie. Dès lors que l'accumulation reflète notre insatisfaction, il y a nécessité à repousser le phénomène d'adaptation en revenant aux premiers frissons, à ce qui nous a fait craquer." Ah le retour aux frissons d'origine... si ça marche pour ma montre, ça peut le faire aussi pour Jules.

► Comment s'en sortir
"Il faut en premier lieu entretenir sa mémoire émotionnelle. Mais aussi aller chercher le bonheur ailleurs, notamment dans les relations humaines, auprès de personnes-ressources, capables de nous requinquer. Si on se lasse des objets, les amis quant à eux procurent un bonheur sans cesse renouvelé. Et puis se dire parfois que le pré du voisin a beau être vert, le nôtre n'est pas mal non plus. L'optimisme, ça se travaille." N'en déplaise à Etienne, le bonheur n'est pas dans le pré, mais auprès des potes.

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