Gaz, impôts, copropriétés : ce qui change en décembre

Mon argent
DirectLCI
ÉCHÉANCES - En décembre, des millions de foyers vont bénéficier -pour la première fois depuis plusieurs mois- d'une baisse des tarifs du gaz. Les contribuables qui auraient commis des erreurs dans leur déclaration de revenus au printemps ont pour leur part jusqu'au 18 pour rectifier le tir sur Impots.gouv.fr. Découvrez tout ce qui change pour cette fin d'année 2018.

Pas de grande révolution, en décembre, du côté des mesures susceptibles d'affecter votre portefeuille. Une bonne surprise cependant : les tarifs réglementés du gaz baissent enfin après six mois de hausse d'affilée. Pour le reste, il s'agit surtout d'échéances à ne pas louper. 


Si vous avez rempli un peu à la légère votre déclaration de revenus au printemps dernier, c'est par exemple le moment de vérifier que vous n'aviez pas indiqué de mauvais montant. Car l'administration fiscale vous permet de rectifier le tout facilement en quelques clics pendant encore quelques jours. Enfin, si vous êtes copropriétaires, sachez que votre copropriété doit être immatriculée en ligne avant le Nouvel an. Retrouvez toutes les explications ci-dessous. 

Gaz : les tarifs réglementés baissent de 2,4%

Bonne nouvelle pour les 4,6 millions de foyers abonnés aux tarifs réglementés du gaz. Ceux-ci baissent en moyenne de 2,4% hors taxes au 1er décembre (par rapport à novembre). Ce repli est lié à la diminution des prix d’importation de ce combustible observée pour la première fois depuis six mois (depuis le début de l'année, les tarifs ont augmenté de 16%). 


Il ne profite cependant pas à tous les ménages concernés dans les mêmes proportions. La baisse est de 0,8% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,5% pour ceux qui en ont un double usage cuisson et eau chaude et de 2,4% pour ceux qui s'en servent pour se chauffer.

Impôts : jusqu'au 18 décembre pour corriger votre déclaration en ligne

Peu connue des contribuables, la possibilité de corriger en ligne après coup sa déclaration de revenus (effectuée au printemps) peut pourtant s'avérer très pratique en cas d'erreur commise à l'époque. Si vous aviez ainsi oublié de mentionner certains revenus ou certaines dépenses, ne tardez pas plus à rectifier le tir car ce service fermera le 18 décembre (il avait ouvert le 31 juillet). Vous pouvez notamment modifier le montant des revenus, les éventuels réductions et crédits d’impôt ou encore la contribution à l’audiovisuel public. En revanche, vous ne pouvez pas toucher à votre adresse ou à votre situation familiale.


Le service est accessible sur Impots.gouv.fr. Connectez-vous avec votre numéro fiscal et votre mot de passe et de cliquez sur "Corriger / Ma déclaration en ligne 2018". A noter que  ceux qui ont effectué une déclaration sur papier n'y ont pas accès. Il convient alors d'effectuer une réclamation, par courrier ou en ligne,  auprès de l’administration fiscale et au plus tard le 31 décembre 2020, cette fois. 

En vidéo

VIDÉO - Le calendrier fiscal 2018 : les dates limites de paiement

Immatriculation des petites copropriétés : dernier délai le 31 décembre

Autre échéance, qui arrive cette fois à la toute fin du mois (31 décembre) : l’immatriculation des copropriétés de moins de 50 lots (au-delà, l'obligation remonte à un ou deux ans en arrière, selon la taille). Cette démarche à effectuer en ligne sur Registre-coproprietes.gouv.fr sert à faciliter la connaissance de l'état des bâtiments et à mieux prévenir d'éventuels dysfonctionnements.


Elle concerne peu de particuliers car il revient généralement au syndic (le plus souvent professionnel) de s'en charger. Pensez-y donc surtout si vous êtes dans une petite résidence directement gérée bénévolement par les copropriétaires eux-mêmes. En cas de retard, une astreinte de 20 euros par lot et par semaine pourra être appliquée. Les informations à fournir portent sur :


• l'identité de la copropriété (adresse, nombre de lots, nom et statut du syndic) ;

• ses finances (montant du budget prévisionnel, provisions pour travaux) ;

• son bâti (période de construction, nombre d'ascenseurs, type de chauffage) ;

• d'éventuelles difficultés au sein de la copropriété (procédures administratives ou judiciaires).

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter