Gel des tarifs bancaires en 2019 : les banques n'ont qu'à moitié joué le jeu

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BANQUES - Selon un rapport de l'Observatoire des tarifs bancaires publié ce jeudi 3 octobre, les frais courants n'ont globalement pas augmenté en 2019. Mais ceux appliqués en cas d'incidents de paiement restent pour leur part élevés.

Rien de nouveau (ou presque) sous le soleil. Les banques n'ont pas augmenté leurs grilles tarifaires en 2019, selon les moyennes publiées ce jeudi 3 octobre dans un rapport de l'Observatoire des tarifs bancaires (OTB), un organisme rattaché à la Banque de France. Cinq des douze tarifs listés dans les extraits standards des 101 banques de réseau et 8 banques en ligne scrutées ont même baissé : les abonnements permettant de gérer les comptes sur internet, les produits offrant des alertes par SMS, les cartes de paiement à débit différé ou à autorisation systématique et les frais de mise en place des prélèvements.

Concernant ces services les plus courants, les établissements ont donc tenu leur engagement pris fin 2018 devant Emmanuel Macron, qui leur demandait de prendre en considération le mouvement social des Gilets jaunes. En revanche, en ce qui concerne les frais liés aux incidents de paiement (chèque sans provision, rejet de prélèvement ou de virement, lettre d'injonction...), les banques n'ont pas vraiment joué le jeu.  

De 0 à 24,40 euros pour une lettre d'information préalable en cas de débit non autorisé

L'OTB relève en effet que les tarifs en cas d'incident restent élevés, "quasiment toujours au montant du plafond" quand il est encadré par la loi. Dans les autres cas, notamment les lettres d'information préalable en cas de compte débiteur non autorisé (de la gratuité à 24,40 euros), la grille diffère largement d'une banque à l'autre et a de toute façon "peu évolué à la baisse".  L'Observatoire note cependant que la mise en place, là aussi à la demande de l'Élysée, de plafonnements pour les clients fragiles (plus de 3 millions de personnes) limite ces disparités. 

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Interviewé ce jeudi par nos confrères des Échos, le député LaREM Philippe Chassaing prévoit ainsi de remettre le sujet des populations les plus fragiles à l'ordre du jour de la commission des Finances. S'inquiétant du poids que font peser ces frais d'incidents sur cette clientèle et du manque de transparence de certaines banques, il promet un nouveau rapport dans les prochains mois. 

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