Rentrée 2018 : le coût de la vie étudiante continue d'augmenter, dénonce l'Unef

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BUDGET - Montant des loyers élevés, abonnements aux transports en commun... Les étudiants doivent faire face à d'importantes dépenses. Une fois les différentes aides sociales reçues, ils doivent sortir chaque mois 837,72 euros, soit 1,31% de plus que l'an dernier, selon une étude publiée ce lundi par l'Union nationale des étudiants de France (Unef).

La rentrée coûtera 1,31% de plus en 2018 qu'en 2017, sachant qu'elle avait déjà augmenté de 2,09% un an plus tôt. L'Union nationale des étudiants de France (Unef) s'inquiète, dans une étude publiée ce lundi 20 août 2018, d'une hausse du coût de la vie pour ceux qui suivent des études supérieures. Et l'inflation ne gomme qu'en partie ces chiffres dans la mesure où pour plus de la moitié des étudiants (56%), la hausse dépasse le niveau général de l'augmentation des prix, estimé à 2% en juin sur un an. 

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"Le gouvernement fait la sourde oreille sur la précarité étudiante", dénonce l'Unef

"Le gouvernement fait la sourde oreille sur la précarité étudiante, dénonce devant les caméras de LCI, Lilâ Le Bas, la présidente de l'Unef. Les plus précaires, les moins de vingt ans, les étudiants boursiers sont particulièrement touchés par ces augmentations. Il faut des mesures pour leur permettent d'étudier dans de bonnes conditions". 

Concrètement, ce sont en moyenne 837,72 euros que les étudiants devront sortir chaque mois, une fois les éventuelles déduites les aides sociales comme par exemple les bourses ou les APL, toujours selon ce syndicat étudiant.  En cause ? Avant tout, l'augmentation du montant des loyers - qui représente 54% du budget- et des transports en commun. Pas de chance pour les étudiants de Lille, Nantes, Toulouse, Lyon, Saint-Etienne, Nancy, Angers et Rouen, où les deux phénomènes se cumulent. 

46% des étudiants ont un travail pendant leurs études

Côté logements, sans surprise, la capitale garde la tête du classement des loyers les plus prohibitifs, avec une moyenne de 830 euros par mois pour un logement étudiant à la rentrée de septembre 2018. La hausse est cependant bien plus modérée à Paris (0,73%) qu'à Nanterre (+4,90%), Le Havre (+3,07%) Lyon (+2,85%) ou encore Poitiers (+2,50%). Côté transports, la moyenne nationale se situe à 269,49 euros par an. Mais dix agglomérations, dont l'Île-de-France, pratiquent des tarifs supérieurs. Ainsi, à Tours, Rennes,  Lyon, Dijon et Lille, l'abonnement avoisine ou dépasse les 300 euros, regrette l'Unef, qui réclame des réductions plus importantes pour les étudiants. 


Les bourses, dont 73,5% des étudiants sont exclus, permettent toutefois à certains de limiter le reste à charge mensuel. Par exemple, un étudiant boursier d'échelon 5 en cité U devra encore débourser 335,37 euros, soit une augmentation des dépenses de 4,013% sur un an. D'une manière générale, souligne l'Unef, la précarité étudiante conduit 46% des jeunes à trouver un travail en plus de leurs études, ce qui est la première source d'échec à l'université, selon le syndicat étudiant.

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