Scooter électrique : prix, bonus écologique, autonomie... il pourrait (vous aussi) vous séduire

Scooter électrique : prix, bonus écologique, autonomie... il pourrait (vous aussi) vous séduire

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INTERVIEW - Les scooters électriques ont de plus en plus d'adeptes à en croire le nombre grandissant d'immatriculations et le développement du marché de la location. Joseph Beretta, président de l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere France) explique les raisons de ce succès.

Leur succès se confirme chaque année un peu plus. Les scooters électriques sont de plus en plus nombreux à circuler en ville. Moteur silencieux, limitation de la pollution, vous vous laisseriez bien tenter mais vous ne savez pas vraiment si ce type de véhicule vous correspond. Prix, aides, autonomie... Joseph Beretta, président de l'association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere France) répond à LCI. 

LCI : Où en est le marché des scooters électriques ?

Joseph Beretta : Les ventes de scooters et motos électriques connaissent une croissance significative. L'Avere France comptabilisait 7175 immatriculations fin octobre 2017, contre 5451 sur toute l'année 2016 et 1861 en 2015. Le développement du marché de la location pour les particuliers (tels que par exemple Cityscoot et Coup pour les particuliers ou Scootlib pour les entreprises) contribue à ce succès car cela permet aux usagers de découvrir ce type de véhicule avant d'en acheter un.

LCI : Le prix n'est-il pas un frein ?

Joseph Beretta : Il est vrai que les scooters à essence premier prix restent moins chers que les électriques mais les tarifs ont tendance à baisser (scooters Unu à partir de 1899 euros, RedE à partir de 2556 euros, Niu à partir de 2899 euros, Askoll à partir de 2990 euros par exemple alors que ceux à essence démarrent autour de 1000 euros, ndlr). Mais en Chine c'est l'inverse : les scooters électriques sont moins chers que ceux à essence grâce aux économies d'échelle permises par les gros volumes de production.

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LCI : Existe-t-il des aides à l'achat ?

Joseph Beretta : Un bonus écologique de 1000 euros a été mis en place par Ségolène Royal pour l'année 2017. Il devrait être reconduit mais légèrement abaissé en 2018. Une aide de 900 euros est en tout cas prévue dans le projet de loi de finances pour l'an prochain. Si le texte est voté en l'état, les acquéreurs de scooters ou motos électriques pourront donc continuer d'en bénéficier.

A noter : Le bonus concerne actuellement les deux-roues (ainsi que les trois-roues et quadricycles) à moteur d'une puissance d'au moins 3 kW. Il s'élève à 250 euros par kW, plafonné à 1000 euros (dans la limite de 27% du prix de vente).

LCI : A qui s'adresse ce marché des deux-roues électriques ?

Joseph Beretta : Les scooters électriques équivalant à 50 cm3 ont une autonomie suffisante pour des trajets domicile-travail (une cinquantaine de kilomètres d'autonomie pour les moins chers, ndlr). Ils se rechargent sur des prises secteur ou sur les bornes dédiées à cet usage dans la rue et sont même parfois équipés de batteries amovibles. Il existe aussi des scooter équivalant à 125 cm3 mais ceux-ci, bien plus onéreux (par exemple autour de 7000 à 9000 euros pour Eccity, Faucon ou Govecs et 15.000 euros pour BMW, ndlr) sont destinés à un public averti.

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