Scooters électriques : même avec la prime, est-ce vraiment rentable ? Voici 3 exemples

Scooters électriques : même avec la prime, est-ce vraiment rentable ? Voici 3 exemples

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BONUS - Ségolène Royal a annoncé la mise en place d'une prime de 1000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique. C’est le moment de passer en revue l’offre actuelle, très hétéroclite, et de sortir la calculette.

1 000 € : voilà le montant de la prime à l’achat d’un deux ou trois-roues électrique annoncée par Ségolène Royal ce samedi. Seules quelques initiatives locales avaient été mises en place jusque là, comme à Paris, avec 400 € d’aide maximum (ou 25% du montant). Une bonne nouvelle donc pour ces véhicules à la fois non polluants, silencieux et très vifs et agréables à l’usage pour les plus réussis, grâce à leur couple moteur généreux et immédiatement disponible. La recharge se fait sur une prise de courant ou aux bornes dédiées. 


Problème, ces modèles restent très chers à l’achat, une pilule qui devient donc un peu moins amère avec une subvention à 4 chiffres. Les scooters et motos électriques se montrent économes à l’usage face à leurs homologies thermiques, avec des recharges se chiffrant en centimes et un entretien réduit. Mais au du geste citoyen, peut-on amortir leur énorme surcoût, même minoré ? Nous avons fait le calcul pour quelques modèles phares. 

Notre sélection pour rouler électrique à deux-roues :

  • 1BMW C-Evolution : le plus abouti

    Il est performant comme un maxi-scooter avec ses accélérations incroyables. Et pourtant, un simple permis auto (B) suffit à en prendre le guidon, du moins pour la « petite » version avec 15 ch (mais 48 ch en pointe !). Plus puissante, la toute nouvelle déclinaison avec une grosse batterie de 94 Ah offre 160 km d’autonomie. Prix : à partir de 15 400 €. Equivalent essence : BMW C650 Sport (11 350 €), avec une consommation d’environ 5,5 l/100 km, sans-plomb à 1,30 €/l en moyenne et 3 000 km/an (kilométrage moyen du parc roulant) : 215 €/an de budget carburant. Temps pour amortir le surcoût après prime : 18 ans…
  • 2Eccity Artelec 670 : initiative française

    Sous un design peu engageant se cache un scooter intéressant, assemblé en France et déjà choisi par la Mairie de Paris. Il est décliné en 2 versions équivalent 125 agréables et nerveuses. Pratique, les manœuvres sont facilitées grâce à la marche arrière intégrée. En version 670, compter sur env. 100 km d’autonomie et 100 km/h en pointe. Prix : 7 490 €. Exemple de modèle équivalent : Honda Forza 125, le plus vendu l’an passé (4 799 €), conso. env. 3 l/100 km, SP à 1,30 €/l en moyenne et 3 000 km/an : 120 €/an de budget carburant. Temps pour amortir le surcoût après prime : 14 ans…
  • 3Zero Motorcycles DSR : le Tesla de la moto

    C’est un constructeur américain qui a choisi la voie de la moto plutôt que du scooter : Zero fait évoluer sa gamme depuis une dizaine d’années, avec toujours plus de design, de performances et d’autonomie. Dernière en date, la DSR affiche 67 ch et accélère de 0 à 100 km/h en moins de 4s, comme une Porsche 911… Prix : à partir de 17 990 €. Exemple de modèle équivalent : Yamaha MT-07, la plus vendue l’an passé (6 199 €), conso. env. 5 l/100 km, SP à 1,30 €/l en moyenne et 3 000 km/an : 195 €/an de budget carburant. Temps pour amortir le surcoût après prime : 55 ans…

En conclusion, la prime est un coup de pouce mais rouler en deux-roues électrique reste un choix pas encore totalement économique. Respect de l’environnement, acte citoyen, plaisir d’une conduite différente restent des arguments séduisants. En attendant une offre qui devrait se développer. N’oublions pas l’allemand Govecs, un des acteurs majeurs de ce marché ou Peugeot Motocycles, racheté il y a peu par l’indien Mahindra qui commercialise le scooter GenZe aux USA (pratique et pas cher : 3 000 $), un espoir pour l’activité deux-roues du français, bien moribond. La marque Vectrix, un précurseur du genre, passé par la faillite, semble renaître de ses cendres en Pologne. 


Enfin, si vous voulez tester par vous-même, pensez à la location en libre service, comme Cityscoot à Paris ou Cité Lib by Ha:mo à Grenoble avec de drôles de petits trois roues électriques Toyota qui se penchent dans les virages. 

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