Substances chimiques dans les couches : un vrai mieux mais trois modèles encore problématiques

Substances chimiques dans les couches : un vrai mieux mais trois modèles encore problématiques
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BÉBÉS - Mis en garde début 2019, les fabricants de couches ont réalisé des efforts pour nettement diminuer la présence de substances chimiques. Il reste toutefois une marge de progression, notamment pour le formaldéhyde. Trois modèles restent ainsi dans le viseur.

Leur composition s'est nettement améliorée. Les couches pour bébé vendues en France contiennent actuellement des taux de substances chimiques bien inférieurs à ceux relevés il y a un an et demi par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les mesures révélant à l'époque la présence de substances problématiques (produits potentiellement cancérogènes, pesticides ou perturbateurs endocriniens possibles) avaient donné lieu à une mise en garde en janvier 2019

La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui dépend du ministère de l'Economie, avait alors ordonné aux fabricants de réaliser des efforts... qui ont aujourd'hui porté leurs fruits. De récents contrôles réalisés par la DGCCRF, et dont les résultats sont publiés ce jeudi 2 juillet dans un communiqué, ont en effet montré un vrai mieux :  "Aucun allergène ou résidu de pesticides n'a été retrouvé. Des diminutions des contaminations en dioxines et furanes, PCB-DL (composés chlorés) et HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), ont également été relevées, permettant de ne plus constater de dépassement de seuils pour ces substances".

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Même si ces changements sont globalement salués, trois modèles (sur les trente-deux du marché) font cependant encore tiquer les autorités. "Des améliorations complémentaires sont attendues pour trois références pour lesquelles la teneur mesurée en formaldéhyde dépasse 10% du seuil sanitaire", écrit la DGCCRF. "La situation ne justifie pas d'ordonner le rappel des produits mais il est demandé aux opérateurs concernés d'approfondir sous six mois leurs diagnostics". A noter que cette substance peut être corrosive pour la peau (causant potentiellement sécheresse,  rougeurs, éruptions cutanées, démangeaisons) et même cancérogène à forte dose. 

Les gammes Pampers Premium Protection, Marmailles Plus et Moina Zaza sont ainsi pointées du doigt. La troisième marque n'est vendue qu'à Mayotte et est fabriquée en Chine selon les informations du Parisien. Pour les deux premières, les taux de formaldéhyde sont compris entre 10% et 25% du seuil recommandé par les autorités sanitaires. Pour la troisième, ils atteignent entre 25% et 50% du seuil.  "Les traces ne viennent pas de nos couches mais de l'extérieur", se défend cependant dans le quotidien le directeur de BabyCare chez Pampers. "L'Anses reconnaît que sur ce type de traces très infimes, il faut parfaire les analyses. Les composants peuvent aussi se retrouver dans l'air. Il y a une marge d'erreur possible", fait valoir le fabriquant. 

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