Taxe foncière : le palmarès des augmentations depuis dix ans

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ÇA GRIMPE - La taxe foncière (à payer au plus tard le 15 ou le 20 octobre selon les cas) a augmenté en moyenne de 34,7% entre 2008 et 2018, selon l'Observatoire de l'Union nationale des propriétaires immobiliers présenté ce lundi. Découvrez le top 10 des plus fortes hausses dans les grandes villes.

C'est trois fois plus rapide que l'inflation. La taxe foncière (sur la propriété bâtie) a bondi en moyenne de 34,7% en dix ans, entre 2008 et 2018, à l'échelle de la France, selon l'Observatoire de l'Union nationale des propriétaires immobiliers. Dans le même temps, l'indice des prix à la consommation a augmenté de  9,91% et le montant des loyers a crû en moyenne de 9,34%, a souligné son président Christophe Demerson lors de la présentation de ces statistiques ce lundi 14 octobre. Cet impôt local a ainsi progressé respectivement 3,5 et 3,7 fois plus vite. 

Selon cette vaste étude de l'Unpi, parmi les 50 plus grandes villes, Paris est en haut du tableau des plus fortes hausses sur dix ans (+80,9%), devant Argenteuil dans le Val-d'Oise (+64%), Nantes en Loire-Atlantique (+54,9%), Saint-Denis en Seine-Saint-Denis (54,8%) et Nice dans Alpes-Maritimes (+52,2%). A l'inverse, cet impôt local a le moins augmenté à Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône (+17,90%), Caen dans le Calvados (+20,10%), Reims dans la Marne (+20,80%), Montpellier dans l'Hérault (+22,50%) et Nîmes dans le Gard (+22,90%).

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La tendance à la hausse a légèrement ralenti ces dernières années, en dépit de la mise en oeuvre de la suppression progressive depuis 2018 de la taxe d'habitation. Ainsi, sur cinq ans, entre 2013 et 2018, l'augmentation moyenne s'est limitée à 10,8% au niveau national, demeurant cependant trois à quatre fois supérieure à l'inflation (+3,82%) et à l'évolution des loyers (+2,32%). 

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"En 2019, très peu de grandes villes et de départements ont augmenté leur taux [NDLR : deux composantes de la taxe]", note l'Unpi, tout en rappelant par ailleurs que les valeurs locatives cadastrales (principales composantes de la taxe) sont de toute façon majorées chaque année avec un coefficient national censé s'appuyer sur l'inflation. Cette année, s'étonne-t-elle, "cette base a été réévaluée au plan national de 2,2%, soit le double de l'inflation (1,1%)". 

En outre, ces valeurs locatives, censées correspondre en théorie à un mois de loyer mais s'appuyant dans les faits souvent sur des données  obsolètes datant des années 1970, ont été revues (le plus souvent à la hausse) pour 130.000 des 45 millions de foyers assujettis à cet impôt local.

Pour rappel, la taxe foncière est réclamée aux propriétaires bailleurs ou occupants : ceux qui ne sont pas mensualisés ont au plus tard jusqu'à mardi 15 octobre (dimanche 20 octobre en cas de règlement en ligne) pour la payer. 

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