Chèques-vacances : des millions de Français supplémentaires vont-ils en bénéficier ?

Chèques-vacances : des millions de Français supplémentaires vont-ils en bénéficier ?
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REFORME - Des parlementaires, soutenus par le gouvernement, proposent d'élargir le nombre de bénéficiaires des chèques-vacances en permettant à des acteurs privés d'en délivrer.

Parmi les Français interrogés par TF1 dans le reportage en tête de cet article, très peu disent bénéficier du précieux carnet… mais beaucoup aimeraient en profiter. Et ce pourrait être bientôt le cas. A l’heure actuelle, 4,5 millions de Français reçoivent des chèques-vacances de leur entreprise. Mais dans le but de favoriser les départs en vacances et la reprise du tourisme, le gouvernement et des parlementaires veulent faire grossir ce nombre de façon exponentielle. "En assouplissant le cadre réglementaire, nous souhaitons en doubler le nombre", notamment chez les salariés des PME, avait ainsi déclaré mi-mai au journal Le Monde le secrétaire d'Etat au tourisme Gabriel Attal.

Aujourd’hui, c’est un organisme public, l'Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), qui émet et vend ceux-ci aux entreprises, qui les distribuent ensuite à leurs salariés. Mais la majorité souhait élargir cette distribution, en permettant à des organismes privés d'en délivrer : des millions de Français supplémentaires pourraient selon elle y prétendre si de grands groupes spécialisés en commercialisaient aussi. "Les acteurs privés peuvent nous apporter un savoir-faire qu’ils ont déjà dans la carte cadeau ou le ticket restaurant sur la dématérialisation. Un chèque-vacances pour les citoyens français sur smartphone, c’est beaucoup plus pratique", fait ainsi valoir face aux caméras de TF1 la députée LaREM Pascale Fontenel-Personne.

La réforme au menu de l'Assemblée à l'automne

Mais cette réforme du dispositif inquiète certains. Car aujourd'hui, tous ses bénéfices, 26 millions d'euros, financent des associations qui font partir en vacances chaque année plus de 100.000 Français défavorisés. Secrétaire du comité d'entreprise de l'ANCV, David Blumental s'alarme ainsi dans la vidéo ci-dessus : "Nous ne croyons pas deux secondes que les actionnaires des grandes entreprises accepteront ne serait-ce qu’un peu, et en tout cas pas très longtemps, de financer des programmes d’action sociale au détriment de leurs intérêts propres." 

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