Masques : pourquoi leur prix pourrait diminuer de moitié à la rentrée

Le port du masque devient de plus en plus obligatoire dans certains lieux. Les conditions d'approvisionnement ayant changé, leur prix devrait rapidement baisser. Il pourrait même être divisé par deux.
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COVID-19 - Les supermarchés vont pouvoir répercuter à partir de fin août ou début septembre la baisse notable de leurs coûts d'approvisionnement en masques. Mais dans l'immédiat, ils doivent d'abord déstocker leurs boites achetées plus tôt au prix fort.

Désormais obligatoire à l'extérieur dans les zones fortement fréquentées de plusieurs centaines de communes (dont Paris depuis lundi 10 août) et depuis le 20 juillet dans tous les lieux clos accueillant du public, les masques pourraient bientôt retrouver des prix plus accessibles. 

Dans leur version jetable (masque chirurgical), ces protections sont plafonnées à 95 centimes maximum l'unité (47,50 euros la boîte de 50) depuis le mois de mai et jusqu'au 10 janvier (selon le dernier décret en date). A raison de deux masques par jour, la dépense peut monter à 57 euros par tête et par mois. 

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Mais nous sommes cependant loin aujourd'hui de ce prix fort, qui a surtout été pratiqué à la sortie du confinement. En ce début de mois d'août, la boîte de 50 se vend ainsi le plus souvent autour de 25 euros (50 centimes le masque). Mieux encore, son tarif pourrait être divisé par deux, au point d'en faire un produit d'appel à la rentrée dans certaines enseignes de la grande distribution, selon une enquête du Journal du dimanche (JDD) du 9 août.

Car, en amont, le prix à la sortie des usines asiatiques,  principales fournisseuses, a également chuté. En importer en mars et avril revenait à l'époque à 20 euros la boite. Cela correspondait  à 40 centimes le masque (20 centimes en sortie d'usine + 15 centimes de transport par fret aérien au lieu des habituels bateaux moins coûteux + taxes et TVA). Désormais, entre l'offre devenue pléthorique et la reprise des cargaisons maritimes, nos confrères du JDD ont repéré des boîtes à moins de 4 euros sur une grande plateforme en ligne ou à 10 euros sur un marché de la capitale. Dans ce dernier cas, le vendeur les avaient lui-même achetées à 7 euros chez un grossiste de la région parisienne. 

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Mais pourquoi ce décalage entre la nette baisse des prix des nouvelles importations et les actuels prix de ventes en rayon, toujours relativement élevés ? Parce que les importants stocks achetés dans l'urgence au printemps au prix fort doivent d'abord être écoulés. 

Le déstockage devrait encore prendre quelques semaines avant de passer aux nouveaux tarifs dès la fin du mois d'août pour certaines enseignes, courant septembre pour d'autres. Sans pouvoir annoncer de montant précis dans l'immédiat, il est en tout cas certain que la boite ne retrouvera pas tout de suite son prix d'avant la crise du coronavirus. Pour mémoire, elle se situait alors en dessous des 4 euros la boîte de 50 (moins de 8 centimes pièce).

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