Crédit immobilier : attention, les banques commencent à serrer la vis

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Le 20h

Les taux de crédit immobilier sont au plus bas. Nous sommes donc nombreux à vouloir en profiter pour acheter un logement. Mais depuis ce mois de janvier, les banques ont durci les conditions d'accès au crédit.

Avec l'effondrement des taux de crédit, les autorités redoutent un endettement excessif des acheteurs et l'explosion d'une bulle immobilière. Les banques qui disposaient d'une certaine marge de liberté doivent désormais appliquer des restrictions. Des recommandations mal accueillies chez les professionnels du crédit immobilier, qui voient leur activité ralentir.

Stéphane est déjà propriétaire de son logement mais il aimerait emprunter de l'argent pour un acheter un bien dans le but de le louer. Mais sa banque ne veut plus lui prêter la même somme qu'il y a 6 mois.  "C'est passé du double au simple, c'est-à-dire qu'au mois de septembre la banque était prête à me faire un crédit de 100.000 euros là on est passé à 50 000 !", explique le jeune homme. 

Près de 10% des dossiers potentiellement concernés

Depuis le début de l'année, les banques ont durci les conditions d'accès au crédit immobilier. Selon Laurent Dano, courtier, les cas comme celui de Stéphane ne sont pas rares. "On en rencontre plusieurs par semaine". Et les projets tombent alors à l'eau. Les banques qui disposaient d'une certaine marge de liberté doivent désormais respecter à la lettre les deux consignes :  pas de d'endettement de plus de 33% d'endettement par ménage et une durée maximum d'emprunt de 25 ans. Des recommandations mal accueillies chez les professionnels du crédit immobilier qui voient leur activité ralentir. 

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"On constate déjà en région notamment des dossiers qui seraient passés sur 25 ans qui ne le sont plus aujourd'hui si les banques suivent les recommandations. Ces dossiers-là sont principalement des jeunes sans apport ou des gens qui faisaient du locatif", analyse Maël Bernier, porte-parole de Meilleurs Taux. A terme, 100 000 ménages pourraient être concernés par les restrictions de l'accès au crédit immobilier soit 10% des emprunts contractés en 2019.

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