Gratuité des transports publics : est-ce que ça marche ?

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ENQUÊTE -Les transports en commun sont entièrement gratuits dans 22 villes de l'Hexagone. Comment ces communes font-elles pour financer un service qui coûte très cher ? Quels sont les avantages et les inconvénients de ce choix ?

Depuis 2018, la fréquentation des bus, et plus globalement des transports en commun, a augmenté de 85% à Dunkerque (Nord). La raison principale : ils sont désormais gratuits. Pour la mairie, le manque à gagner s'est élevé à 4,5 millions d'euros. 

Pour financer ce choix politique,  Patrice Vergriete, l'édile divers gauche de la commune, a choisi de stopper un projet de salle de spectacles initié par son prédécesseur et de faire des économies sur les dépenses de fonctionnement. "Cela ne coûte donc rien au contribuable", affirme-t-il à TF1. Sans surprise, les anciens et nouveaux usagers sont satisfaits.

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Ce type de fonctionnement, qui concerne au total 22 villes dans le pays, peut-il alors être généralisé ? Rien n'est moins sûr. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la ville de Manosque a ainsi fait marche arrière il y a quelques mois après neuf ans de gratuité. Désormais, le ticket à l'unité y coûte un euro tandis que l'abonnement annuel est à 30 euros. 

A quelques mois des élections municipales, le choix peut évidemment paraître étonnant. Mais faute de moyens pour investir, le réseau vieillissait. Le retour au payant permet donc, selon la mairie et l'opérateur, de notamment moderniser les bus et de mieux adapter les lignes et les arrêts au comportement des usagers.

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