Les petits commerçants en guerre contre les promotions des chaînes avant les soldes

Les petits commerçants en guerre contre les promotions des chaînes avant les soldes
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POLEMIQUE – Le coup d’envoi des soldes d’été aura lieu le 15 juillet. Mais alors que les grandes enseignes n'ont pas attendu la date butoir pour écouler leur marchandise via des promotions, les commerçants indépendants, eux, se battent pour maintenir leurs boutiques à flots.

A la demande de nombreuses fédérations de commerçants, les soldes d’été ont été reportés de quelques semaines. Initialement prévu le 24 juin, le début de cette période très attendue par les accros du shopping aura finalement lieu le 15 juillet, et durera 4 semaines.

Tous ne jouent cependant pas le jeu. Ventes privées ou privilégiées, remises exceptionnelles, les rabais ont en effet déjà démarré dans beaucoup de commerces. Ceux-ci n’ont pas attendu le 15 juillet pour redresser des trésoreries mises à mal par l’épidémie de Covid-19, avec des promotions pouvant aller jusqu’à -50% dans certaines grandes enseignes.

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Nous allons quand même pouvoir nous permettre de faire des soldes de -30 à -50%. Mais pas au-delà.- Louise Jugé, gérante de la boutique "Elsa Lingerie" à Chartres.

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Pour les petits, notamment les indépendants, difficile de s’aligner. Beaucoup ont choisi de ne pratiquer aucune remise avant la date prévue. Ils dénoncent une concurrence déloyale de la part des chaînes et craignent également de ne pas pouvoir s’aligner. "Nous allons quand même pouvoir nous permettre de faire des soldes au 15 juillet, de -30 à -50%. Mais pas au-delà", prévient d’emblée Louise Jugé, gérante de la boutique "Elsa Lingerie", à Chartres (Eure-et-Loir). 

En dépit de ses bonnes ventes en mai et juin, Juliette Picot, directrice générale du magasin de vêtements "Covent Garden" à Chartres, n’ira pas au-delà de moins 40%. Ses marges, explique-t-elle à TF1, sont trop insuffisantes. "Nous avons des charges incompressibles, comme le loyer, les salaires ou encore les dépenses d’électricité", justifie-t-elle. Du côté des consommateurs, on se dit compréhensif, même si beaucoup jugent la date du 15 juillet beaucoup trop tardive. 

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