Gaz, garagiste, CMU-C… Ce qui change pour votre portefeuille au 1er avril

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BUDGET - De nombreux changements susceptibles d'affecter votre compte en banque interviennent ce lundi 1er avril. Baisse des tarifs Engie, obligation pour les garagistes d'informer clairement sur la possibilité de recourir à des pièces détachées d'occasion ou encore augmentation du plafond pour prétendre à la CMU-C... voici les principales évolutions.

Mis à part quelques prestations revalorisées en-dessous de l'inflation au 1er avril, les autres mesures relatives au pouvoir d'achat  sont plutôt favorables aux ménages. La décision du gouvernement de ne pas augmenter les tarifs du gaz et de l'électricité pendant la période de chauffe n'y est pas étrangère. 


Pour savoir à quoi vous attendre, voici les principaux changements qui pourraient jouer (en bien ou en mal) sur l'état de vos finances personnelles à compter de ce lundi. 

Prix du gaz : - 1,91%

Bonne nouvelle pour les 4,5 millions de foyers concernés. Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie diminuent de 1,91% en moyenne. La baisse ne bénéficie pas dans les mêmes proportions à tous les intéressés. Elle est de 0,7% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,3% pour ceux qui en ont un double usage cuisson et eau chaude et de 2,2% pour ceux qui en ont besoin pour se chauffer. Un arrêté publié cet hiver et fixant les variations à venir jusqu'à juin prévoit également des baisses en mai (-0,6%) et en juin (-0,45%).


A  noter que les tarifs réglementés de l'électricité appliqués à 25 millions d'abonnés sont quant à eux gelés jusqu'à la fin de la période où les radiateurs tournent à fond. A noter également que 5,8 millions de chèques énergie (de 200 euros en moyenne) sont envoyés aux ménages modestes jusqu'à fin avril.

Mise en avant des pièces détachées d'occasion chez le garagiste

Quand vous confiez l'entretien ou la réparation de votre voiture à un garagiste, celui-ci doit désormais systématiquement vous informer de la possibilité, le cas échéant, de recourir à des pièces issues de l'économie circulaire (PIEC), c'est-à-dire des pièces détachées de réemploi sécurisées et tracées. Les professionnels devaient déjà proposer cette alternative aux pièces neuves depuis 2017 mais un arrêté publié en octobre, applicable ce 1er avril, précise leurs obligations à ce sujet.  


Concrètement, sur place, un affichage clair et lisible de l'extérieur doit préciser les pièces concernées et les cas dans lesquels le professionnel n'est pas tenu de les proposer. Ces informations doivent en outre figurer sur le site internet du réparateur.

CMU-C : hausse du plafond de ressources

Comme chaque année, le plafond annuel des ressources à ne pas dépasser pour bénéficier de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) est rehaussé en tenant compte de l'inflation. Un arrêté publié en mars précise le nouveau montant maximal qui passe ainsi à 8.951 euros pour une personne seule (au lieu de 8.810 euros). Les ressources prises en compte sont celles perçues au cours des douze mois précédant la demande. Ce dispositif offre notamment une prise en charge du ticket modérateur, des participations forfaitaires, du forfait journalier en cas d'hospitalisation ou encore des dépassements de tarifs pour les prothèses dentaires et auditives dans la limite de certains plafonds.


A noter que si vous dépassez de peu ces plafonds, vous pouvez peut-être prétendre à une aide pour une complémentaire santé. Il vous appartient de vérifier votre éligibilité ici sur le simulateur de l'Assurance maladie.

Et aussi...

Les allocations familiales ne sont revalorisées que de 0,3% tout comme une série de prestations sociales. Le revenu de solidarité active (RSA) et l'allocation de solidarité spécifique (ASS) sont pour leur part revalorisés selon l'inflation. Enfin, il est prévu que les caisses d'allocations familiales puissent désormais moduler le montant des aides personnelles au logement (APL) en fonction des ressources du trimestre écoulé (désormais connues mois après mois grâce aux déclarations des employeurs, depuis la mise en place du prélèvement à la source).      

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