Avec le coronavirus, les drives des supermarchés sont débordés

Avec le coronavirus, les drives des supermarchés sont débordés
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CONFINEMENT – Par peur d’être contaminés par le coronavirus, les clients des supermarchés sont moins nombreux à se déplacer physiquement en magasin. Résultat, le nombre de commandes au drive et de livraisons grimpe en flèche, au point que les commerces peinent parfois à faire face.

Si le 16 mars dernier, avant l’annonce du confinement, la foule se pressait aux portes des supermarchés pour des dernières courses, désormais c’est en ligne que les clients se bousculent. Ces deux dernières semaines, les commandes au drive et livraisons ont explosé. 

A Saint-Michel-sur-Orge, dans l’Essonne, les effectifs du service drive du Géant Casino ont doublé. Aujourd’hui, ce sont dix employés qui remplissent les paniers de commande au pas de charge. La semaine dernière, la limite a été atteinte : l’hypermarché a livré 900 commandes. La consigne est maintenant de proposer 50 articles par panier au maximum, pour éviter les ruptures de stock.

"Il y a moins de clients qui se déplacent physiquement en magasin, ils passent beaucoup plus de commandes au drive. Ce sont des courses alimentaires, pour répondre aux besoins au quotidien", décrit Matthieu Dollé, le directeur.

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La raison de l’engouement soudain pour le drive est simple : la peur d’être contaminé. "Au magasin il y a plein de clients, qui touchent les produits, donc il y a plus de risques", souligne un homme venu récupérer sa commande.

Avec les livraisons, même pas besoin de sortir de chez soi. Mais malgré la facilité apparente, faire ses achats en ligne et les recevoir à domicile peut devenir un casse-tête, faute de trouver une date pour être livré. Car les créneaux horaires proposés ne restent pas longtemps disponibles, tant la demande est forte.

Les services de livraison n’ont jamais été autant sollicités. C’est le cas aussi dans cette boucherie à Draveil, en Essonne. Pas de client en magasin mais les commandes affluent sur l’ordinateur : 50 se sont affichées en moins de quatre heures.

"Si ça continue je vais devoir embaucher des livreurs à temps plein ou je ne pourrai pas assurer toutes les livraisons", observe Florian Raes, le gérant. La semaine dernière, les 220 livraisons ont les a faites en quatre jours. Nouvelle activité pour cette boucherie, les livraisons représentent déjà 30% du chiffre d’affaires du magasin.

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